Si les blocages syndicaux des brasseries de Louvain et Jupille se poursuivent, il se pourrait que le consommateur ne puisse plus acheter certains produits d'AB InBev d'ici 2 à 3 jours, a annoncé lundi soir la porte-parole d'AB InBev, Karen Couck. Un porte-parole de Districo, la centrale en charge de l'approvisionnement des magasins, avait émis les mêmes craintes lundi après-midi.

"Dans les centrales d'approvisionnement de la grande distribution, des problèmes apparaissent d'ores et déjà en ce qui concerne les marques à forte rotation, a indiqué Karen Couck.

Elle réfute l'accusation des syndicats selon laquelle AB InBev, en prévision d'un conflit social, aurait constitué des stocks via une surproduction en décembre.

Concertation jeudi

Par ailleurs, la direction du brasseur rencontrera jeudi les syndicats. L'action de grève des travailleurs devrait se poursuivre jusqu'à cette échéance, avec une extension possible dès ce mardi aux dépôts et au service technique.

"Nous continuons d'exiger le retrait du plan de restructuration et poursuivons donc notre action. C'est le plan de trop auprès de AB Inbev", a commenté lundi le secrétaire du syndicat chrétien, Luc Gysemberg (ACV).

Celui-ci a par ailleurs exprimé son mécontentement quant à la volonté affichée de la direction de saisir la justice pour obtenir la levée des barrages installés devant les sites de Louvain et de Jupille. "Si l'entreprise recourt à des huissiers et autres, nous partirons immédiatement en grève générale. Tous les syndicats sont sur la même sur ce point", a-t-il ainsi averti.

Belga