ATH - La situation de Leuze est grave mais pas encore désespérée. Les Coalisés abattront une de leurs toutes dernières cartes dimanche à Ramecroix.
Si la bataille pour le maintien bat son plein, il n'est pas évident de faire un pronostic pour citer les noms des deux équipes qui effe ctueront la culbute. Actuellement, la situation de Leuze-Lignette semble toutefois particulièrement préoccupante. Bonne surprise de la saison passée, le groupe dirigé par Xavier Vandewattyne cherche désespérément un second souffle et le coach se bat chaque semaine pour tenter d'aligner une équipe compétitive : «C'est triste à dire mais actuellement ma mission consiste principalement à trouver quinze joueurs qui acceptent de s'aligner le dimanche. Quand on est dans une spirale négative, on entend toutes les sortes d'excuses possibles pour ne pas venir à l'entraînement ou au match. Avec le temps, je me suis fait une raison mais quand les joueurs sur lesquels on compte abandonnent les uns après les autres, je n'ai d'autre choix que de faire appel à des juniors.» Avec treize buts encaissés lors des trois dernières rencontres, Xavier Vandewattyne doit également composer avec un groupe qui n'est plus capable de tenir une défense : «Il faudra pourtant trouver très vite une solution car dimanche, ce sera déjà le match de la dernière chance pour nous. Une défaite à Ramecroix nous condamnerait pratiquement. Difficile également dans ces conditions de préparer l'avenir. Je suis prêt à rester dans le club si nous descendons mais c'est au comité de décider. Quoi qu'il arrive, il faudra qu'on gagne en maturité car avec nos jeunes, nous sommes beaucoup trop tendres pour être compétitifs.»
Pessimisme à Ostiches
Autre équipe concernée par la lutte contre le maintien, Ostiches sait que la dernière ligne droite risque d'être longue et difficile et qu'il faudra bénéficier d'une bonne dose de réussite pour assurer la place dans la série. Le coach Giorgio Soulidis ne semble pas vraiment optimiste alors qu'il reste trente-trois unités à aller chercher : «Nous avons tout un tas de blessés, notamment chez les scolaires et juniors qui ont l'habitude de nous épauler et ce sera bien difficile d'engranger les victoires qui nous permettront d'éviter la relégation. Dimanche, nous avons livré une très bonne première mi-temps à Béclers mais finalement, une fois le deuxième but encaissé, mes garçons ont trop vite baissé les bras.» Si l'absence d'un vrai buteur dans l'équipe se fait ressentir, le coach espère bénéficier à l'avenir de plus de stabilité dans l'effectif : «Nous ne pouvons pas vraiment compter sur des éléments de P2 qui viendraient nous aider en fin de saison. Notre équipe fanion vise la troisième tranche pour se qualifier pour le tour final. Encore une fois, j'attends que la chance soit enfin de notre côté. On en aura bien besoin car je crains qu'en fin d'exercice, la solidarité entre les équipes tournaisiennes joue en notre défaveur.» En attendant, c'est un déplacement à Bury qui attend les Ostichois. Une rencontre qui s'annonce difficile puisque les joueurs de Maxime Real, redoutables chez eux, semblent avoir retrouvé toute leur sérénité.