On sait que la Ville n’entend pas supporter seule les frais du désenfumage des voiries souterraines de Louvain- la-Neuve. Elle a demandé au Service public Wallonie, à l’UCL et à Gespark (gestionnaire des parkings) d’intervenir, mais n’a reçu à ce jour aucune réponse de leur part. Elle ne peut toutefois supporter seule le coût de ces travaux, estimés à quelque 10 millions d’euros.

L’échevin Cédric du Monceau (cdH) vient de rappeler au conseil communal que les charges sont disproportionnées par rapport à la commune : « Il faut trouver une solution au niveau régional. Peut-être pourrons-nous conclure durant cette législature. » Car c’est peut-être un atout : la Ville et la Région sont gouvernées par des majorités de mêmes couleurs.

Nouvel appel d’offres voté à la presque unanimité

Le dossier traîne depuis des années, et n’évolue guère. Il y a quelques mois, la Ville avait lancé un appel d’offres pour choisir un bureau d’études chargé d’établir le cahier des charges et assurer la direction des travaux : « Nous n’avons reçu qu’une réponse valable. Dans cette offre, le bureau d’études indique qu’il s’adjoint les services d’un soustraitant, un bureau suisse internationalement reconnu. Cet engagement n’est toutefois pas contraignant. Nous n’avons donc pas la garantie que le bureau suisse soit présent sur le dossier. Le soumissionnaire belge est intéressant. Mais, seul, il n’a pas la compétence », explique le bourgmestre Jean-Luc Roland (Écolo).

La Ville a donc décidé de relancer la procédure, car «nous pourrions recevoir une meilleure offre », lance encore optimiste, le bourgmestre.

Pour Bernard Laduron (MRIC, opposition), il n’y a pas besoin d’aller chercher en Suisse des compétences que l’on a sous la main en Belgique : «Il y a des sociétés installées en Belgique qui sont très compétentes dans ce domaine. Quant aux frais, ils n’incombent pas à la Ville mais au promoteur et à l’exploitant des parkings. Ils envoient leurs fumées sur les voiries communales. C’est un peu comme si je déversais mes eaux usées sur l’avenue de Jassans et que la commune serait contrainte de prendre en charge les frais de mise à l’égout. Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là. »

Réponse du bourgmestre : « C’est pour cela que nous avons mis l’exploitant à la cause.» De son côté, l’échevin Jacques Benthuys (PS) a signalé que « la faute incombe à l’UCL qui n’a pas voulu que les évacuations des fumées soient verticales.»

 Le conseil communal a voté à l’unanimité, moins les abstentions de Bernard Laduron et Jacky Reginster (LLN), la relance du marché pour la désignation d’un bureau d’études.