Marc Duez n'oublie pas sa première fois
Eda
Malgré trente-deux participations aux 24 Heures de Spa, dont trois couronnées de succès, Marc Duez n'en a pas oublié pour autant la première fois.
« C'était en 1977. Le préparateur de la Toyota Celica que je partageais avec Savary et Laffeach, avait placé des Saint-Christophe partout dans l'habitacle tellement il était superstitieux. Cela ne nous a pas empêché de perdre une roue à haute vitesse. Lui faisant remarquer que ses médailles ne servaient à rien, il m'a répondu que ce n'était pas vrai, puisque mon équipier était toujours vivant. »
Six ans plus tard, « Le Grand » avait pris du galon. Il partageait cette fois le volant d'une imposante Mercedes 450 SLC avec Michel De Deyne.
« Cela marchait plutôt bien pour nous, mais à une heure du drapeau à damier, je suis arrivé dans un virage maculé d'huile. Je croyais avoir gagné une place supplémentaire. Faux, c'était l'huile que j'avais déposée au tour précédent. Un gros témoin rouge s'est allumé au tableau de bord deux secondes plus tard. Ce fut l'abandon. »
Après avoir souvent remis l'ouvrage sur le métier, la victoire lui a enfin souri en 1997 avec une BMW 320i qu'il partageait avec Didier de Radigues et Éric Helary. Mieux, il doublait la mise l'année suivante avec Éric van de Poele et Alain Cudini, toujours sous les couleurs de Béhem. En 2001, pour la première édition réservée aux GT, il signait son troisième succès avec une imposante Chrysler Viper en compagnie de Christophe Bouchut et Jean-Philippe Belloc.
Dix ans plus tard, Marc est toujours là.
« Comme l'an dernier, je devais pourtant être le directeur de course adjoint de l'épreuve aux côtés de Roland Bruynseraede. Mais je n'ai pas pu refuser cette proposition de disputer ces 24 Heures avec une aussi belle voiture (la Ford GT) et des équipiers comme Bas Leinders et Maxime Martin. C'est amusant car en 1992, je crois, j'avais remporté les 24 Heures du Nürburgring avec son papa. »
Voilà qui ne va pas leur rajeunir. Ce long week-end n'en a pas moins débuté de la meilleure façon qui soit pour Marc Duez. Sa Ford GT réussissait le troisième temps de la première séance d'essais avec un pilote « fit and well ».
« J'ai soigné tout particulièrement ma ligne ces derniers temps pour être fin prêt pour une course qui s'annonce vraiment très passionnante, tant les candidats à la victoire sont nombreux. »