Danny Ost, nous sommes à 48 heures de la reprise. Décrivez-nous l'état d'esprit de votre groupe qui va découvrir la D1 à Anderlecht ?Je le trouve serein. Je ne pense pas que c'est de l'insouciance mais il faut reconnaître que c'est un groupe qui se connaît depuis de nombreux mois. Maintenant, samedi, devant 20 000 personnes ou lors de l'entrée au stade, ce sera différent. Mais, je n'entends pas parler du match.

Qu'est-ce qu'Eupen a à perdre ou à gagner lors de cette rencontre inaugurale ?Nous n'avons rien à perdre sauf... trois points. Par contre, nous serons directement confrontés au top de l'élite. Nous avons donc beaucoup à apprendre de ce match qui sera dans la continuité d'Heerenveen, notre dernière joute amicale avant le championnat. On va directement être confronté à une vitesse d'exécution supérieure, à une qualité d'opposants également plus grande. Nous avons beaucoup de respect pour tous nos adversaires...

Eux en ont peut-être un peu moins car vous êtes considérés comme descendant !C'est une motivation supplémentaire pour le groupe. On connaît nos qualités et on fera ce qu'il faudra sur le terrain pour faire taire les critiques.Quels sont les qualités et les défauts de ce groupe ?Ses qualités : technique, jeunesse, enthousiasme, soif d'apprendre et d'y être. Défaut : son manque d'expérience.Vous regrettez donc de ne pas avoir obtenu satisfaction auprès d'Antonio Imborgia, le propriétaire du club, dont la politique est de faire jouer les jeunes ?La politique qui a été mise en place est claire. Chance est donnée aux jeunes ! Antonio Imborgia, qui est le propriétaire du club, est un homme grâce à qui j'apprends énormément. Tous les jours il me reproche des choses pour que je m'améliore. Je connais peu de dirigeants comme lui en Belgique qui soient aussi proches des joueurs. C'est un homme qui regarde les détails. À l'entraînement il observe le positionnement, les courses...

Comment Eupen peut-il compenser son manque d'expérience ?Par un mot qui commence par un O majuscule : Organisation. Nous avons énormément travaillé les replacements durant ces derniers jours. La grande chance de cette équipe, c'est qu'elle se connaît. Les automatismes sont là. Et puis, avec un ballon tous les jours aux pieds, les joueurs progressent techniquement. Vinamont ou Mombongo ont évolué. Saglik et Kabasele sont en train de percer...

Autre désavantage, deux matches « à domicile » à Saint-Trond ?C'est clairement un désavantage. On connaît l'étroitesse de notre terrain, la proximité des supporters pour jouer le rôle de 12e homme et j'espère que nous serons aussi bien suivis à Saint-Trond qu'à Eupen. Je me réjouis d'être le 15 octobre pour jouer dans notre stade aux normes de la D1 devant une assistance qui nous poussera vers cette quête de maintien qui est un très beau défi.Quel joueur désirez-vous le plus rencontrer ?Maric, pour lui montrer qu'il a fait le mauvais choix (rires).

Parlons un peu de vous. Vous n'avez pas trop paniqué par rapport à la prolongation de votre contrat qui tardait à venir ?Non car les discussions étaient tout autres. On parlait déjà d'avenir avec Antonio Imborgia et de profils de joueurs. Il fallait de la taille, du physique et j'ai reçu ce que j'avais demandé. La campagne de transferts me satisfait.

La D1 a-t-elle changé votre vie ?La D1, on y pense, on l'espère, c'est un rêve. Elle a un peu changé ma vie. Le gros bouleversement est médiatique. Actuellement, je croule sous les demandes. C'est même un peu de trop et j'espère que c'est juste lié à la toute première journée de championnat. Pour le reste, j'apprends toujours le métier et, malgré mes cinq titres, je dois faire preuve de respect et d'humilité, deux valeurs importantes à mes yeux.