Retrouver la confiance en soi et se réinsérer : voilà deux défis que Le Sablier s'est assigné. Et, à l'occasion de son dixième anniversaire, l'atelier thérapeutique a ouvert ses portes, deux jours durant, pour inviter le public à découvrir ce qui s'y fait. Car, si les dix bougies ont pu être soufflées sur le gâteau d'anniversaire, force est de constater que cet atelier thérapeutique, ainsi que les objectifs qu'il poursuit, ne sont pas toujours bien connus du grand public. C'est en mars 2000 que Le Sablier voit le jour. Il s'agit d'un atelier d'art et de décoration ayant comme activité principale les travaux touchant, de près ou de loin, au travail du bois : le décapage de meubles et leur restauration, le cannage de chaises ainsi que la restauration de fauteuils et le garnissage. C'est le 2 avril 2001 que les locaux sont transférés à Tamines. Cet atelier a donc pour objectif de permettre aux participants de se sentir valorisés par le travail effectué, de retrouver l'estime de soi et de réapprendre à vivre en groupe.
Ilda Parete, éducatrice détachée du Centre hospitalier régional Val de Sambre en assume la responsabilité. Si la Région wallonne intervient de manière structurelle, il faut souligner que l'atelier tente de couvrir, par ses recettes, tous les frais directs comme le loyer, le chauffage, l'électricité, l'eau, le téléphone, les assurances et l'entretien.
Une nouvelle vieLe Sablier, c'est, en fin de compte, une sorte d'hôpital pour les meubles, fauteuils et autres sièges. Car, lorsqu'un particulier franchit la porte du Sablier, c'est toujours pour tenter de redonner une nouvelle vie à un meuble ou à un fauteuil touché par les aléas du temps. Les patients de l'atelier vont alors tout mettre en oeuvre pour satisfaire les souhaits du client. Ici, c'est un simple garnissage d'une chaise. Là, c'est un travail de plus longue haleine qui demande un décapage complet et des réparations.
La formation des nouveaux est assurée par les anciens qui disposent du savoir-faire et de l'expérience. Quant à Ilda Parete, en tant que coordinatrice, elle organise le travail et ses connaissances dans le domaine du bois se révèlent être un précieux atout. Tous les patients présents dans cet atelier ont un objectif clair et cela les aide à se reconstruire. Cela peut être un travail de longue durée car certains sont encore très fragiles. Mais, c'est toujours le long terme qui est visé.
Situé au 62 de la rue de Velaine, à Tamines, Le Sablier constitue ainsi un maillon important dans la réintégration sociale de nombreux patients. Leur faire confiance pour quelques travaux, c'est aussi donner un important coup de pouce aux personnes qui y travaillent.