Samedi, vers 16 h, l'échevin Christian Glaude, de sa maison à Withimont, aperçoit de la fumée sortir d'une habitation à Longchamps. Au numéro 629 de la rue. La suite, il l'explique : « J'ai envoyé mon fils aller voir de plus près ce qu'il se passait. Il m'a de suite sonné et je suis arrivé sur les lieux. Là, deux jeunes voisins avaient déjà averti les pompiers, et je leur ai téléphoné moi aussi, pour m'assurer qu'ils allaient bel et bien arriver. En effet, les pompiers sont arrivés très vite, malgré les importants événements qui se déroulaient à Bastogne. » Les pompiers de Bastogne ont maîtrisé le feu dans la maison qu'habitait depuis un peu plus de deux ans le couple Bourlet-Urbain. Ce couple n'était pas présent lorsque l'événement s'est produit, il était parti faire des courses. Jointe le lendemain en fin de matinée, peu après la venue du Parquet, la propriétaire Isabelle Urbain, encore sous le choc, raconte : « Je me sens comme si on m'avait violée. Nous n'avons plus rien. Apparemment, les voleurs ont cassé la porte-fenêtre du salon, à l'arrière, et sont entrés. Ensuite, ils ont tout retourné et tout fouillé. Ils ont au moins emmené une télé. Une autre, plus grande, a été retrouvée cassée dans le jardin. Elle était probablement trop lourde. Ils ont également essayé de voler notre moto, mais celle-ci a été retrouvée 500 m plus loin. Mais après, ils ont mis le feu à notre maison, à deux endroits différents : dans notre chambre à coucher et dans le salon . »

Plus d'habits ni de jouets

Les dégâts sont dès lors importants. Si de l'extérieur, la maison ne semble pas avoir souffert d'une telle catastrophe, le rez-de-chaussée est presque entièrement détruit, tandis que l'étage souffre surtout de la suie qui s'est installée sur la plupart des objets. « J'ai quatre enfants, et je n'ai plus aucun vêtement, ils n'ont plus non plus de jouets », déplore encore la victime, au bord des larmes. Pour cette famille, la commune a mis à disposition un hébergement provisoire dans un gîte à Frenet.