Davantage de contrôles sur des routes en meilleur état
EDA Jacques Dûchateau
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En tête des souhaits émis par les citoyens consultés : davantage de contrôles de vitesse.
« Nous avons déjà partiellement répondu à cette requête par l'installation de quatre radars fixes », observe Philippe Labbé. Deux de ces dispositifs sont déjà en fonction : chaussées de Liège et de Louvain. Ceux qui sont installés, chaussées de Waterloo et de Dinant, seront bientôt opérationnels, eux aussi. « Cela nous permet d'organiser davantage des contrôles mobiles, en dehors de ces quatre grands axes, qui sont aussi les principales voies d'accès et de sortie de la ville. » Selon cette même logique, la Nationale 4 (descendant vers Jambes), la chaussée de Charleroi et la route d'Hannut seront, à terme, équipées, elle aussi, d'un appareillage similaire.
Les endroits sensibles
sont désignés sur base de données statistiques : nombre d'accidents constatés et vitesses excessives enregistrées par les radars mobiles.
Lisibilité
Le sujet est plus que la jamais d'actualité... La population namuroise aspire également à pouvoir circuler sur des routes en meilleur état. Et là, on touche à un point sensible. « Les grands axes dépendent, pour la plupart, du SPW Routes (anciennement MET), souligne le commissaire divisionnaire. Et lorsqu'on voit la durée de vie de certains travaux réalisés par les services concernés, on est en droit de se poser certaines questions. » Philippe Labbé cite notamment l'exemple de la route de Gembloux, à Saint-Servais, où tout est quasiment à refaire, deux ans à peine après une première réfection.
L'essentiel, pour le Monsieur Sécurité de Namur, c'est d'offrir aux usagers une bonne lisibilité des lieux. « Le radar, ce n'est certainement pas le remède ultime... La configuration de la chaussée doit, d'elle-même, inciter les automobilistes à ralentir. La véritable solution : trouver une adéquation entre la vitesse à adopter et la structure de la voirie : des rétrécissements, un changement de revêtement quand on arrive dans une zone oùcyclistes et piétons doivent se sentir, eux aussi, en sécurité. »
Nouvel exemple : « Dans la traversée de Gelbressée, la vitesse est limitée à 50 km/h, sur la route d'Hannut. Or, à cet endroit, la chaussée est large et la vue bien dégagée. Sans s'en rendre compte, les conducteurs atteignent et dépassent fréquemment les 80 km/h. Il faut donc songer à effectuer les aménagements nécessaires. »