Cinq ans déjà. La date du 26 décembre 2004 restera à jamais gravée dans l'histoire des catastrophes naturelles qui ont frappé le monde. Ce jour-là, à 7 h 59 très exactement (heure locale), une secousse tellurique d'une magnitude de 9.3 sur l'échelle de Richter se produit au large de l'Indonésie. La secousse, dont l'épicentre se trouve en plein océan, à l'ouest de l'île de Sumatra, n'inquiète pas les autorités. À l'époque, peu de gens connaissent le phénomène de tsunami, surtout dans cette région du globe. Ce phénomène de gigantesque raz-de-marée qui suit un tremblement de terre est plus connu au Japon. Sur les plages, les touristes et les autochtones vaquent à leurs occupations habituelles. Certains jouent sur la plage. D'autres sont partis pêcher. Tout le monde ignore qu'un drame va se jouer. Car la secousse a libéré une énergie équivalente à l'explosion de 500 mégatonnes de TNT. Une vague de 20 mètres se forme et s'abat sur la province indonésienne d'Aceh. Tout est submergé. Une demi-ville est rayée de la carte. On dénombrera 100 000 morts. Quelques minutes plus tard, c'est au tour de la Thaïlande de plonger dans l'horreur. Khao Lak, Phuket ou Phi Phi sont sous eau. Les hôtels sont dévastés. Les flots envahissent les rues et charrient des tonnes de débris et des corps humains. La vague meurtrière terminera son parcours au Sri Lanka et dans le Sud de l'Afrique.

Charlotte Baut et David Oxley sont retournés en Thaïlande pour voir comment, cinq ans après le drame, les Thaïlandais ont tout reconstruit. Et aussi comment ils ont mis en place un système d'alerte performant. Ils ont également retrouvé des témoins, Français, Suédois ou Thaïs, qui sont toujours marqués par le drame. Tous ont eu beaucoup de chance de survivre. Véronique et Farid, par exemple, ont eu le temps de grimper sur une colline. Farid a tout filmé : l'arrivée de la vague au large, l'angoisse de la fuite, la nuit parmi d'autres réfugiés, la découverte de la catastrophe le lendemain... Au total, on dénombrera 230 000 morts.

RTL TVI, 19.45