Les catégories d'âge varient souvent dans les compétitions athlétiques. La fédération internationale les a théoriquement planifiées, mais au lieu d'une rigide application, ce qui était de rigueur voici un quart de siècle, actuellement l'on tolère que les athlètes s'alignent dans une catégorie supérieure. C'est flagrant en ce qui concerne les catégories séniores et masters d'autant que les hommes et les femmes sont désignés « vétérans » dès qu'ils ont... 35 ans. La pleine maturité, quoi ! Une véritable ineptie démontrée à longueur de compétition par l'admission des plus de 35 ans dans la catégorie senior, celle des 20-35 ans ou l'on dénombre également des plus jeunes, africains notamment. Et ils, elles ne sont nullement des faire-valoir, les classements l'attestent.

Cas vécu dimanche à Wépion dans le cross du Smac. Valérie Grégoire, 30 ans est senior. Virginie Vandroogenbroeck, 38 ans est aînée (ou master, c'est pareil). Celle-ci s'aligne régulièrement avec les séniores et y tient une bonne place. C'est d'ailleurs aussi le cas de Nathalie Loubelle de Bertrix et d'autres.

Comme les dossards ont une couleur différente, cela ne pose problème que lorsque les catégories sont réunies au départ. Ce qui s'est produit à Wépion, Valérie se trouvant seule senior n'a pas rechigné pour mener la course. Virginie avait choisi de disputer la distance des seniors ce que Valérie ignorait. « Une aînée dans ma foulée, pas d'importance » pensait-elle. Hélas, non. Et comme l'athlète du CABW a non seulement une grande expérience mais aussi beaucoup de ressources, elle a suivi sans relayer, avant de s'enfuir pour une victoire qui a découragé sa rivale. Des masters de 35, voire de plus de 40 ans (comme avant ou dans nombre de joggings) rivalisent facilement avec leurs « cadets ». Il y a un demi-siècle, le coureur arrêtait les compétitions avant ses 40 ans. Les choses ont évolué et c'est pas plus mal, mais pourquoi avoir choisi 35 au lieu de... 45, un âge où une majorité de bons coureurs possède toujours des qualités pour rivaliser avec succès ? Une décision administrative plus que d'hommes de terrain probablement.

Des mises au point

La participation de plusieurs athlètes de clubs hors-province a élevé le niveau des courses, même chez les plus jeunes puisqu'à l'exception du Rochefortois Robin Henry qui confirme en benjamins, de Charlotte De Bie du Smac, qui conforte ses deux premiers succès en pupilles, de Tom Van Vuchelen menacé jusqu'au bout par un volontaire Arno Bossiroy du même club (Arch) en pupilles et d'Antoine Genon (Arch) menacé par un « première année », Joachim Meeus en minimes, les succès ont échappé aux Namurois. Non sans avoir lutté jusqu'au bout comme en minimes filles où elles sont cinq quasi dans un mouchoir, Coline Rondiat soufflant le premier accessit sur la ligne d'arrivée, Maïté Seha ratant le podium.

Muyldermans à l'interpolices

Le championnat de Belgique de cross interpolices s'est disputé à Liège et c'est le Namurois Stéphan Muyldermans qui s'y est imposé en séniors devant Blommaert et Yves Blondeaux, mais le titre revient à un élève de l'école de police, Charles Van Hees, un grand espoir du demi-fond belge. En vétérans A, Olivier Duchemin s'est classé 9e.

Et après les policiers ce sont les militaires qui étaient appelés à disputer le championnat national à la plaine de Schaffen, mercredi.

Cross-cup à Bruxelles

Après le championnat d'Europe qui a couronné un belge en juniors (Jeroen D'hoedt, sénior première année), la prochaine manche de la cross-cup a lieu ce dimanche au parc de Laeken (Bruxelles). Seule organisation pour la région francophone qui drainera certainement une majorité d'athlètes flamands et quelques étrangers. La veille, d'autres coureurs disputeront la corrida de Gerpinnes, une des plus vieilles épreuves du temps de Noël qui fait toujours recette. Les records à battre : 30'11 chez les hommes, 35'11" chez les dames. Départ à 14 h 30 du collège St-Augustin.