Il n'était pas encore 16 heures mardi lorsqu'un incendie s'est déclaré juste à côté de l'arsenal du poste avancé des pompiers de Cerfontaine, soit dans l'atelier communal de menuiserie.

On pouvait croire que ce feu serait très rapidement maîtrisé, mais cela n'a pas été le cas. En effet, pour cause de manque de personnel et de budget, il n'y a pas de pompiers disponibles à la caserne entre 8 et 18 heures ! Ce sont donc les pompiers de Couvin, de Philippeville et même de Chimay, qui sont intervenus.

Vers 15 h 30, des ouvriers communaux qui occupent la troisième partie du bâtiment (le bricol'heure) avaient déjà remarqué qu'une épaisse fumée montait de la cheminée de l'atelier menuiserie. À peine une demi-heure plus tard, ce qui n'était alors qu'un feu de cheminée s'était transformé en incendie.

À l'arrivée des pompiers voisins, le feu s'était propagé au plafond, au mobilier et à la toiture de l'atelier. Une partie des hommes s'est lancée dans le combat de l'incendie, tandis que l'autre évacuait le matériel de l'arsenal et de l'atelier des ouvriers communaux.

La bonne coordination des services d'incendie a permis de limiter les dégâts à l'atelier de menuiserie ; excepté une petite partie de la toiture de la caserne. L'arrivée du camion élévateur de Chimay permettra d'attaquer le feu par le haut, et d'empêcher tout risque de propagation par le toit.

Les pompiers se sont ensuite attelés à évacuer tout le mobilier et la boiserie présente dans l'atelier. La plupart des meubles étaient brûlés ou consumés. Les dégâts sont donc relativement importants, mais auraient bien pu être bien plus importants.

Sur place, bourgmestre et échevins de Cerfontaine s'entendaient sur les conséquences du fait de ne plus avoir d'hommes prêts à intervenir rapidement en journée.J.-L.J.