"Nous restons présents militairement jusque fin 2010. On va maintenant travailler dans le volet civil", a affirmé M. Leterme (CD&V) à la presse, peu avant une rencontre avec la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, en compagnie de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Steven Vanackere et Pieter De Crem à Val Duchesse.

Répondant aux demandes pressantes des Etats-Unis, le Conseil des ministres restreint a décidé vendredi matin de renforcer quelque peu son effort en Afghanistan, avec la mise à disposition de la mission européenne de police de l'Union européenne en Afghanistan (EUPOL) de trois policiers et d'un magistrat. Il a aussi confirmé l'envoi prochain d'une seconde équipe d'instructeurs militaires chargés d'encadrer la formation de l'armée afghane, ce qui portera la présence militaire belge à plus de 600 hommes.

"600 militaires, c'est considérable", a souligné M. Leterme. "On va faire un effort supplémentaire en matière de police et de justice", a-il ajouté en faisant référence à la décision prise par le kern.

Un engagement "avec une sécurité maximale"

La Belgique n'était jusqu'à présent que très peu impliquée dans l'EUPOL, avec un seul policier, selon une source diplomatique.

La ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelbooom (Open Vld), va veiller à ce que cet engagement de policiers belges en Afghanistan se déroule "avec une sécurité maximale", a indiqué le chef du gouvernement.

M. Leterme a par ailleurs justifié la décision de ne pas accroître - du moins actuellement - le volume de l'aide civile à l'Afghanistan, qui atteindra douze millions d'euros l'an prochain. Il est légitime que le ministre de la Coopération au développement, Charles Michel (MR), demande des garanties pour que cet argent soit bien investi, a dit M. Leterme.

La Belgique, comme la plupart des autres donateurs, attend en effet que le futur gouvernement afghan fasse des efforts en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, comme l'a promis le président Hamid Karzai lors de sa prestation de serment, le 19 novembre dernier, après sa réélection contestée lors de la présidentielle du 20 août.

Belga