CHARLEROI - Il faut croire qu'à Charleroi, la moindre perquisition dans un service de la Ville, engendre les fantasmes les plus incroyables. Ce fut encore le cas, ce jeudi, lorsqu'une vingtaine d'enquêteurs de la section Ecofin de la police locale de Charleroi sont descendus conjointement au service informatique (DEFI), à l'école industrielle de Marcinelle et au service promotion sociale situé dans l'immeuble Charleurope, où l'échevine de l'Enseignement, Latifa Gaouchi, tient également ses bureaux. Il n'en fallait pas plus pour que certains fassent l'amalgame...
Or, cette instruction menée par la juge Véronique Desneux porte sur des suspicions de faux et de détournements de subsides alloués par la Communauté française à l'école industrielle. Une plainte, déposée par un enseignant, faisait état d'inscriptions fictives et de déplacements irréguliers de budgets.
Les enquêteurs ont bien entendu cherché à vérifier ces éléments, saisissant de nombreux dossiers au service de promotion sociale. Mais aux dernières nouvelles, le soufflé serait déjà retombé. On apprend en effet qu'un règlement de comptes entre deux enseignants et la directrice serait à l'origine de cette plainte.
L'échevine Gaouchi, qui a apporté son aide aux enquêteurs pour les diriger dans le bâtiment Charleurope, n'est aucunement concernée par ce dossier, contrairement à ce que certains médias ont avancé. L'allocation de subsides se fait en effet de manière directe, entre la Communauté française et l'établissement scolaire. L'échevinat de l'Enseignement ne prend pas part aux tractations, ni à la distribution de l'argent.F.D.