Lorsque les résultats ne suivent pas malgré un fond de jeu indéniable, un entraîneur est amené à se poser des questions. Alors qu'il avait déjà évoqué son départ il y a quelques semaines, David Verschueren a, cette fois, joint le geste à la parole. « En partie à cause des résultats mais également parce que des tensions naissaient, explique-t-il. Les dirigeants me faisaient toujours confiance mais pas l'ensemble du groupe. Il ne servait, donc, à rien de tirer la situation en longueur. » Battus dans le prestigieux derby de la Botte, les Macarons ont asséné un coup fatal à leur mentor. « Pas parce que nous avons perdu. Mais nous sommes passés à côté et il devenait clair que mon message ne passait plus auprès de certains. Je ne trouvais plus la solution : il fallait en tirer les conséquences. J'ai travaillé sur les mêmes bases que celles de la saison passée où nous avons été champions. Mais le manque de résultats en P1 m'a conduit à revoir ma façon de travailler. » Pour Verschueren, il est important que le club change de cap avant un mois de décembre important. « Ce sera, même décisif, lance-t-il. Nous allons au-devant de rencontres à six points et il faut une réaction positive. » Car, même parti, David Verschueren est persuadé que les Macarons peuvent s'en sortir. « Beaumont peut viser la onzième ou la douzième place et se sauver. Ce ne sera pas évident mais le potentiel est présent. J'espère que mon successeur trouvera la parade à nos mauvais résultats. » En attendant, son ex-adjoint, Serge Dehon, devrait assurer la transition. « Je ne suis plus au courant de tout mais cela me semble être la meilleure solution. Il connaît le groupe et peut apporter une autre vision. Si je suis soulagé ? On ne quitte pas de gaieté de coeur un club après dix ans. » David Verschueren est, toutefois, bien décidé à rester dans le milieu. « Même si, pour l'instant, c'est surtout la déception qui prédomine, je serai attentif à toute proposition. »