Sur l e thème de l'arrivée « d'un souffle de liberté » en 1918, 1945 mais aussi 1989 avec la chute du mur de Berlin, Jean-Paul Dondelinger au cours de son intervention à l'occasion de la commémoration de l'armistice a lancé un appel pour éliminer tous les murs. Ceux que l'on érige « comme de bien illusoires protections contre la menace de l'Autre » avec de véritables briques mais aussi « ceux construits sur l'incompréhension, le repli sur nos certitudes, nos identités, des murs d'individualisme, ce cancer de ce début de XXIe siècle » parce que l'autre est différent, n'a pas la même couleur de peau, ne parle pas la même langue ou encore parce qu'il semble menacer les biens ou les personnes. Les exemples sont encore trop nombreux dans le monde.

Et en pratique à Aubange ? « Si demain, chez nous, nos associations, nos clubs sportifs, nos groupements sociaux, nos partis politiques, pouvaient oublier les murs qu'ils dressent parfois stupidement entre eux pour se concentrer sur l'essentiel : le service à la collectivité et l'ouverture aux autres, n'aurions-nous pas gagné la guerre contre l'indifférence et le rejet ? ». Face à une forte délégation de représentants politiques, des groupements d'associations patriotiques, du service incendie, de la Croix-Rouge de la zone de police, lors de l'office religieux tenu à Aubange, le bourgmestre a rappelé les moyens mis en oeuvre dans la commune : éducateurs de rues, animateurs sportifs, conseillers en prévention, centre culturel, maison des jeunes, agence de développement local et plan de cohésion sociale. « Mais ces outils ne sont efficaces que s'ils trouvent l'adhésion et la collaboration du citoyen ! », précisait-il. J.-P. Dt.