Démontée, la FGTB wallonne. A l’origine de cette grosse colère, la mission économique en Israël. Celle-ci sera menée en décembre par les Régions wallonne, flamande et Bruxelloise. Une mission jugée « inopportune, à l’heure où les violations des Droits de l’Homme sont de plus en plus nombreuses à l’égard du peuple palestinien. »

La presse trop parcellaire

La FGTB flingue spécialement l’Agence wallonne pour l’exportation (AWEX). Et dénonce la façon dont celle-ci parle d’Israël sur son site internet - un État dynamique, normal - et du rôle négatif joué par les médias occidentaux dans la mauvaise perception que les entrepreneurs pourraient en avoir.

Extraits...

« Malgré un contexte régional troublé, l'économie est forte et dynamique
Comme vous le savez, l'image véhiculée par les médias est souvent parcellaire. Ceux-ci ont en effet tendance à mettre en exergue et à exagérer les aspects négatifs et à passer sous silence les réalisations de ce pays dynamique dont l'économie n'a cessé de se développer depuis sa création en 1948. »

« Les hommes d'affaires venant pour la première fois en Israël sont généralement surpris par la normalité de ce pays, où les pratiques d'affaires sont fort similaires aux nôtres et s'y sentent généralement en sécurité. »

« Une offensive criminelle »

La FGTB pose la question suivante :

« De quelle normalité s’agit-il ? Nous rappelons qu’il y a à peine 9 mois, l’armée israélienne menait une offensive criminelle et disproportionnée contre Gaza, entraînant la mort de plus de 1 400 civils dont de nombreuses femmes et enfants, sans compter les milliers de blessés. »

Le syndicat constate également qu’Israël s’est construit sur l’expulsion de milliers de Palestiniens, qu’elle continue à refuser le droit des réfugiés au retour. Et que le pays viole (notamment) les résolutions de l’ONU, poursuit sa politique de colonisation, enferme les populations palestiniennes avec un mur, etc.

Et de conclure en demandant à l’AWEX et au gouvernement wallon de mener en Israël des missions ciblées. Comment ? En excluant tous les secteurs liés à la politique de colonisation et à la politique sécuritaire, ainsi que les secteurs dont les activités sont localisées en territoires occupés.