Mercredi dernier, à une journaliste de Timisoara qui lui demandait s'il redoutait une épidémie de la grippe A/H1N1, Ariël Jacobs répondait : « Je n'ai pas peur, tous mes joueurs ont été vaccinés. Et, de toute façon, j'ai eu deux fois le Sida et je suis toujours vivant. » Ce n'est pas la boutade - plutôt de mauvais goût - de l'entraîneur anderlechtois qui a fait réagir Marc Van Ranst, le commissaire interministériel Influenza, mais bien la vaccination de tout le vestiaire mauve.

« Les clubs du top belge ont ou vont vacciner leurs joueurs alors qu'ils ne figurent pas dans les groupes à risques, déplore Marc Van Ranst. Les clubs estiment par conséquent que leurs joueurs sont plus importants que le reste de la population. Tout cela aux frais de la sécurité sociale. J'espère que la piqûre était douloureuse pour les joueurs et qu'ils ont encore mal aux fesses. » Le RSCA ne s'est pas prononcé sur les éventuelles séquelles du vaccin sur l'arrière-train de ses joueurs et de son personnel. Il a par contre donné sa version des faits.

« Nous avons pris les précautions nécessaires pour s'armer contre la grippe A/H1N1, se défend Anderlecht. C'est la raison pour laquelle nos joueurs ont reçu, ce week-end, le vaccin Panderix » Le Sporting explique par ailleurs avoir agi de la sorte pour différentes raisons. « La vaccination a été fortement conseillée par l'UEFA dont la réglementation diffère de celle de la compétition belge. Les recommandations de l'UEFA ont été rédigées en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé, souligne-t-on au parc Astrid. De plus, le RSCA compte parmi ses joueurs des internationaux de différents pays (Honduras, Maroc, République tchèque...). Leurs obligations sportives mènent nos joueurs dans plusieurs pays et continents. Cela pourrait favoriser la propagation du virus. » Anderlecht souligne avoir obtenu réglementairement les vaccins et se dit prêt à les payer. Quelques dizaines de Panderix ne devraient pas grever un budget de quelque 35 millions €.