Van Rompuy, président de l'Union Européenne ... Même la CIA serait d'accord. Au-delà du raccourci, son « portrait » basé sur une analyse étonnante.
Herman Va n Rompuy , président de l'Union... Un choix idéal pour l'Europe. C'est ce qu'affirme un chercheur de l'université d'Anvers. Ce dernier a profilé notre Premier ministre suivant une méthode d'analyse notamment utilisée par la...CIA, appelé Leadership Treat Analysis .
Tobias Van Assche a ainsi compilé les mots utilisés par Hermann Van Rompuy dans des interviews données cette année. Avant de les étudier à la lumière de plusieurs paramètres. Ses conclusions...
1. Ouvert à l'information Selon le chercheur, Herman Van Rompuy score sur son ouverture à l'information. Il se nourrit de tout ce qui peut l'éclairer sur une situation. Il cherche plusieurs perspectives. Il voit les choses en gris plutôt qu'en noir et blanc. Il prend du temps pour prendre une décision. Il implique beaucoup d'acteurs dans le processus de décision.
Autre trait, qui va de pair : Herman Van Rompuy n'a pas une grosse confiance en lui. Il balance facilement suivant les courants. Cela le pousse à se mettre au service d'un groupe, ce dernier lui permettant de trouver cette confiance. Il ne se situe pas dans l'idéologie, n'est pas convaincu d'avoir raison. Au contraire de leaders fermés à l'info et ayant une grosse confiance en eux.
2. Mi opportuniste, mi relationnel. Selon Tobias Van Assche, Herman Van Rompuy focalise son action sur le travail, le problème à résoudre. Son but principal en assumant le leadership est de faire évoluer le groupe vers l'objectif. En ce sens, il peut être opportuniste, passer « la deuxième » quand une solution est en vue.
Dans le même temps, Van Rompuy peut axer son travail sur la construction d'un bon esprit de groupe, et composer avec le moral des troupes. Il avance alors à la vitesse souhaitée par tous.
Selon le chercheur, un tel leader sent quand il doit utiliser l'une ou l'autre des méthodes. Au contraire, cite-t-il en exemple, d'un Yves Leterme, qui focalise essentiellement sur le travail à faire.
3. Pas besoin d'être au centre Selon le chercheur, Herman Van Rompuy est assez peu à la recherche d'un pouvoir personnel. Il croit peu au fait de pouvoir contrôler les événements. Il n'a pas besoin d'être au centre de tout. Il ne cherche pas le prestige. Il pense que ce qui est bon pour le groupe est bon pour lui. Il est pour les solutions négociées, au lieu de vouloir dépasser les limites. Il préfère d'ailleurs ne pas prendre de responsabilités dans des décisions qui semblent trop risquées ou hors de l'ordinaire.
4. International Selon le chercheur, Herman Van Rompuy ne voit pas le monde comme quelque chose d'effrayant. Il n'agit pas selon un contexte général ou des stéréotypes. mais au cas par cas. Et s'il peut se montrer méfiant avec les autres, cela dépend essentiellement d'expériences passées et de la nature de la situation.
5. Président idéal En conclusion, Tobias Van Asschele voit dans Herman Van Rompuy un premier président idéal pour l'Europe. Pour l'heure, celle-ci n'est pas à la recherche de changements drastiques. Elle doit plutôt digérer les récent changements : la crise, l'expansion, l'implantation du traité de Lisbonne. Selon le chercheur, le challenge du président sera dès lors d'accorder sur ces sujet les 27 pays membres. Ce qui ne pourra s'accomplir en les forçant à signer, mais en trouvant des solutions négociées.