Olivier Gourmet, c'est la quatrième fois que vous venez au Festival du film européen de Virton. Y a-t-il un lien particulier entre vous et ce festival ?Oui, c'est une histoire d'amitié, mais aussi de respect du travail admirable d'André Cadet et toute son équipe. C'est un festival qui a une sélection juste, belle, et qui brasse largement, puisque de nombreux pays européens sont représentés. Puis, il y a des films plus accessibles, populaires, d'autres moins. La diversité, c'est ce qui fait la singularité de ce festival.
Lors de cette journée du cinéma belge, vous êtes à l'affiche de deux films ?Oui, c'est le quota qui veut ça. À Cannes, il y a un quota de films français, à Virton, il y a un quota de films avec Olivier Gourmet (rires). Ce sont deux films différents, chacun avec leur sensibilité. Heureusement, la Belgique privilégie encore les réalisations singulières, il n'y a pas de grande industrie. Le problème, c'est de trouver les salles pour passer ces films. C'est pour cela que les festivals comme celui Virton sont importants. Il n'y a pas de petit festival. Virton a plus d'impact culturellement pour les cinéastes que le festival de Cannes.
Ce sont deux films durs, est-ce un choix de votre part ?Non. Il n'y a pas toujours besoin de traumatisme affectif, psychologique dans les films. Les gens vont aussi au cinéma pour se distraire. Mais nous avons une responsabilité de parole face aux spectateurs. Ce sont les vraies histoires humaines qui touchent la population. Même si le réalisateur ne va pas jusqu'à une morale, il pose un constat sur la société. Et puis, plus je fais de films populaires, plus je suis médiatisé. Ce qui permet qu'on parle de films qui ont du mal à exister. Il est difficile de trouver l'équilibre entre les deux.
Quelle est votre actualité pour 2010 ?Je reviens d'un tournage en Pologne. Il s'agit d'une comédie de deux jeunes réalisateurs français. Deux tournages sont prévus l'an prochain : un film tadjik, Le roman de ma femme, de Djamshed Usmonov, un thriller psychologique, et un téléfilm sur un espion français, pour Canal +.