Assistance: 11.100.
Arbitre: M. Flament.
Cartes jaunes: Vandooren, Persoons, Assou-Ekotto, Destorme, Buyens, Sapina, Diakité.
Carte rouge: Vandooren (2J, 77e).
But: Aspas-Juncal (0-1, 16e).
MALINES: Renard, Van Hoevelen, Persoons (6e, Diabang), Chen, Rossini (46e, Dunkovic), Mununga, Gorius (84e, Iddi), Buyens, Destorme, Van Dessel, Ghomsi.
MOUSCRON: Berthelin, El Araichi, Aspas-Juncal, Assou-Ekotto, Van Gijseghem, Lestienne (68e, Maah), Vandooren, Jaycee (78e, Teklak), François, Sapina, Ouali (90+2, Sishuba).
L'Excel s'est battu sur tous les fronts ce week-end. En coulisses d'abord. Un combat -la survie financière du club - que la direction a entamé depuis belle lurette maintenant et qui est peut-être encore loin d'être terminé. On devrait déjà en savoir un peu plus aujourd'hui puisque la commission d'appel des licences, qui a délibéré vendredi dernier, fera connaître son prononcé officiel cet après-midi.
Sur le terrain aussi. Longtemps compromis, le match au Veolia Stadion a finalement bel et bien eu lieu. La première de Hans Galjé en qualité d'entraîneur de l'Excel s'est soldée par une victoire, la deuxième de la saison en déplacement après celle obtenue à Genk lors de la journée inaugurale. Trois points qui font du bien. Pour le moral bien évidemment, mais aussi au niveau du classement, puisque les Frontaliers ont abandonné leur place de barragistes. On peut parler de miracle vu les circonstances. On en attend d'autres dans les prochains jours...
Super Berthelin
Au lendemain d'une nouvelle semaine infernale car perturbée quotidiennement par les remous extra-sportifs, on pouvait se poser la question de savoir si les joueurs mouscronnois seraient mentalement d'attaque à Malines. Les Hurlus ont incontestablement de l'orgueil. Ils l'ont prouvé. En livrant notamment une première période frappée au poinçon de l'abnégation et de la solidarité. Du talent aussi. Car leur fond de jeu a souvent surpris tout le monde, à commencer par les hommes de Peter Maes qui pouvaient d'ailleurs s'estimer heureux au repos de n'avoir qu'un seul but de retard à combler (suite à un envoi lointain mais placé de Juncal-Aspas).
Le second acte a été plus compliqué à gérer pour Mouscron. Physiquement surtout. C'était prévisible, vu le peu d'entraînement que les joueurs avaient dans les jambes depuis deux semaines. En outre, les Malinois, en supériorité numérique dans le dernier quart d'heure, avaient décidé d'appuyer sur l'accélérateur. Ils obtenaient d'ailleurs plusieurs franches possibilités de revenir au score, mais les dieux du foot, pour une fois, étaient mouscronnois. « C'est vrai que la réussite a été plusieurs fois à nos côtés, reconnaissait Cédric Berthelin. Ma prestation ? Elle a été bonne, mais c'est tout le groupe qui est à englober dans le même éloge ».
Pour la deuxième fois consécutive, l'Excel est parvenu à garder le zéro derrière. Un exploit pas encore réussi cette saison. « Parce qu'on a enfin joué à la Belge, expliquait Chemcédine El Araichi. On ne s'était pas déplacé ici pour faire le jeu, mais pour profiter des éventuels espaces pour frapper en contre. C'est ce qui s'est passé. Chapeau donc au nouveau staff technique qui a su nous libérer. En définitive, la démission de Djukic et de ses associés n'est pas une si mauvaise chose. Car on ne s'amusait plus sur le terrain ... »
+ Prolongez l’info dans Vers l’Avenir, L’Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce lundi 9 novembre