Invité de l'émission de radio "Une semaine pas banale" de la RTBF, en compagnie du journaliste français Patrick Poivre d'Arvor, M. Leterme a aussi commenté "Avec des si, on met Paris en bouteille" à l'évocation d'un éventuel appel qui serait fait à lui pour occuper le 16, après un départ de M. Van Rompuy.

Evoquant sa jeunesse passée près d'Ypres et son éducation bilingue, Yves Leterme a souligné que cette situation devait être pour lui un avantage. Mais s'il arrive à s'exprimer convenablement en français, "ce n'est pas toujours de façon très heureuse apparemment", a-t-il commenté, ajoutant qu'il n'est pas toujours facile d'exprimer des nuances en français.

D'autant plus que la culture politique est plus verbale du côté francophone, a-t-il dit, reconnaissant que l'ironie n'y passe pas toujours bien et que "ça a parfois mal tourné". "Je m'en excuse", a-t-il dit.

M. Leterme a aussi convenu que le cartel qu'il a formé en Flandre avec la N-VA "pour amener son parti au pouvoir" a été très mal perçu par les Francophones. "Mais beaucoup de mes amitiés et de mes passions se trouvent en Wallonie. C'est un paradoxe. Il faudra vivre avec", a encore dit le ministre des Affaires étrangères.

Il a aussi brièvement évoqué la réunion des ministres de Affaires étrangères au cours de laquelle l'un d'entre eux a plaidé pour l'aider à lutter contre les rebelles et le cas échéant de les tuer. "C'est la première fois qu'on me disait 'aidez-moi à tuer des gens'", a commenté M. Leterme.

Belga