Coup sur coup, une réunion technique e t une réunion d'information ont eu lieu pour se pencher sur le dossier du Préventorium de Biez. Si la première réunion n'a permis que de poser des questions techniques, les riverains ont essayé d'en savoir davantage sur les projets de la SA Moury. En vain. Car jamais les représentants du promoteur n'ont dévoilé ouvertement leurs intentions réelles, malgré l'insistance polie d'un public critique.

Pour autant, ce n'était pas un coup pour rien. Des questions ont mis en évidence des incertitudes qui permettent de mieux cerner ce projet commercial.

Ce mardi, une centaine de riverains ont assisté à la séance d'information proposée par les Amis de la butte de Biez. Son président, Jean-Marie Welschen, a retracé l'historique en présentant tous les éléments du dossier, relevant au passage les nombreuses interrogations qui restent en suspens. Au préalable, deux techniciens ont exposé tant les aspects juridiques (Me Brusselmans) que les aspects techniques (Bertrand Ippersiel). Le but de l'enquête publique a été exposé, ce que le certificat d'urbanisme entraîne et surtout la manière d'écrire ses suggestions, les délais et les éléments qui doivent s'y retrouver.

Un PCA exigé

Les questions étaient le plus souvent pointues et pertinentes. Ces deux heures de discussions constructives ont débouché sur une décision importante. Une souscription sera lancée pour que Me Brusselmans soit payé pour les consultances déjà effectuées mais surtout pour les suites à donner au dossier. Des procédures en perspective dont la plus importante sera d'exiger de la commune un plan communal d'aménagement (PCA), d'une manière citoyenne tout d'abord et au besoin, par la voie de l'avocat.

Si l'échevin de l'Urbanisme Roland Vanseveren semblait dire samedi à la réunion technique qu'il était trop tard pour une telle démarche, les Amis de la Butte sont certains du contraire. L'avantage d'un PCA : aucune demande d'urbanisme ne pourra être introduite durant la procédure.

Clairement, le dossier serait gelé pour deux ou trois ans.

Certains riverains ont émis la crainte qu'un PCA puisse entraîner des normes de constructions plus élevées encore que le projet de Moury mais les techniciens sont persuadés du contraire. Vu la disposition des lieux, son caractère particulier et bien d'autres données, un urbanisme raisonné est possible avec des contraintes plus fortes qu'usuellement.

Les riverains s'inquiètent également de deux zones encore exploitables sur le site une fois le projet actuel terminé... À front de l'avenue des Sapins et au bas de l'avenue Félix Lacourt, deux étendues permettent également un développement ultérieur.L. S.