Parallèlement à la restauration de la cathédrale, le programme Convergence permettra une revitalisation sans précédent de l'hypercentre.

Alors que les travaux ont commencé à l'office de Tourisme sur la place Paul-Émile Janson, deux autres chantiers démarreront très prochainement. L'un, non loin de là, concernera les premières façades du piétonnier, au début de la rue Gallait (côté Dôme).

L'autre, c'est celui du quai des Salines. Il débutera le 9 novembre avec deux mois de retard, lié à quelques contretemps administratifs. Compte tenu de l'ampleur du dossier, ce retard peut être tenu pour anecdotique, note Yves De Greef, l'échevin du Patrimoine et des Affaires Économiques.

Un chantier de 4,7 millions €

L'entreprise Galère disposera d'une année calendrier pour mener les travaux à bien. Le coût de l'ensemble est de 4,7 Mios €, dont 4,180 Mios seront financés à 50 % par la Région wallonne, 40 % par des fonds européens, et 10 % par la Ville. Le solde, soit la partie RAVeL (580 000 €) du programme est pris en charge à 100 % par le SPW (anciennement MET). Galère, entreprise basée à Liège, estime que dix à quinze ouvriers (de la région, précisons-le) seront présents sur le chantier en permanence, compte non tenu des travaux confiés aux sous-traitants.

Un espace à partager

« Aujourd'hui, le quai des Salines est un vaste parking au sol dégradé, qui en fait un lieu sans attrait à proximité du coeur de ville. Le chantier a pour objectif de révéler le potentiel de ce lieu privilégié afin d'y créer un espace conjuguant harmonieusement tous les modes de déplacement (piéton, vélo, voiture) (... ) La requalification du quai des Salines permettra de conserver le stationnement tout en offrant aux usagers une promenade attractive et active, ponctuée et rythmée par des lieux favorisant le repos et la contemplation. » » assure Christian Massy.

Si le propos n'est pas contestable - le nombre de places légales restera quasi inchangé à 170 - , on sait que le stationnement « sauvage » ne concerne pas « 50 véhicules tout au plus » comme l'avance la Ville, mais bien plutôt 150 et davantage. Chacun devra néanmoins s'y faire et trouver de nouvelles habitudes. De ce point de vue, le chantier en lui-même ne laissera pas le choix...

Deux niveaux

À quoi ressemblera le quai à l'issue des travaux ? « La promenade se déclinera sur deux niveaux dont une partie basse, où se côtoieront promeneurs et cyclistes empruntant le RAVeL, dans la continuité du quai Notre-Dame (même niveau, même sol en pierre bleue). Cette promenade longera une plateforme en platelage de bois légèrement surélevée (38 cm), accessible à tous grâce à des rampes. L'ondulation horizontale et verticale du platelage déclinera plusieurs types de bancs. Ceci permettra une variation d'ambiance en jouant notamment avec les différents cadrages de vue et la végétation qui s'insérera entre la promenade et la voirie. L'utilisation du bois dans ce type de projet public a déjà été testée et donne d'excellents résultats comme sur la Place d'Armes à Namur. Par ailleurs, le bois, en se patinant, vire au gris avec le temps et s'accommode donc avec la dominante minérale de la ville de Tournai. » À proximité du pont de Fer, belvédère et place piétonne seront valorisés et communiqueront entre eux, comme l'amorce de la promenade. À l'opposé, l'aménagement s'achèvera sur le Pont des Trous et prévoira un sol continu entourant la tour du Pont des Trous et permettant la continuité du RAVeL avec le quai Casterman, mais aussi la liaison avec la rue François-Joseph Peterinck et le Jardin de la Reine.

Et après ? Outre la poursuite du programme Convergence en coeur de ville, le bourgmestre le promet : on s'attellera à la requalification de la rive droite.G.E.