L'avocat d'affaires Mischaël Modrikamen lancera, au sud, à Bruxelles, et au nord du pays, son parti politique, le 26 novembre prochain, a-t-il indiqué mercredi en marge d'une conférence de presse annonçant la sortie de sa biographie. Il s'agira du "Parti populaire", "Personenpartij" en néerlandais", a-t-il précisé.

Selon l'avocat, ce parti sera porteur d'un "projet fédéral belge", ce qui ne veut pas dire "belgicain de la Belgique de papa". M. Modrikamen dit vouloir venir avec de "nouvelles idées pour la cohabitation entre les Communautés du pays". Son ambition est de "changer pas mal d'habitudes" dans un pays où chacun reste dans son camp.

L'avocat dit aussi vouloir offrir une "vision" au pays, estimant que l'actuel exercice budgétaire a démontré des lacunes à cet égard.

"Je suis effrayé. Il nous faudrait des réformes structurelles et pas des demi-mesures", a-t-il regretté, déplorant "le manque d'ambition du gouvernement Van Rompuy" et l'absence "d'hommes d'Etat".

Maître Modrikamen reste cependant avare en précisions quant au programme qu'il compte défendre, se limitant à souligner qu'il contiendra des "mesures phares" sur le plan institutionnel, en matière de justice, d'éducation, d'immigration, de bonne gouvernance... Le tout, "sans extrémisme et sans tabous", assure-t-il.

Disant constater l'absence de "grand parti de centre-droit", Mischaël Modrikamen a confirmé sa "volonté à terme d'absorber des partis comme le MR et le cdH". Présentant un projet belge, il compte également s'implanter en Flandre car s'il y existe des partis de droite, a-t-il dit, ils sont nationalistes.

Belga