SAS : objectif « retour à l'école »
(photo EdA)
Le SAS-HO a terminé sa première année scolaire complète de fonctionnement. Il en commence une nouvelle.
Installée au 2, place de Lille à Tournai, une équipe de six travailleurs sociaux attend les jeunes de 12 à 18 ans en décrochage de l'enseignement secondaire. Cela comprend les élèves sous le coup d'une exclusion, détachés volontairement de l'école, ou ceux qui ne sont inscrits dans aucun établissement. L'objectif est clair : les remettre sur le chemin de l'enseignement et leur redonner le goût d'apprendre, comme l'explique Antoine Vandenhoven, coordinateur du service : « Nous travaillons sur les comportements des adolescents vis-à-vis de l'autorité, des études... » Offrir aux jeunes un lieu en dehors de l'établissement s
colaire afin de réfléchir, c'est l'utilité de ce service qui accueille les élèves pour trois mois, renouvelables une fois. « Les adolescents sont inscrits ici dans le cadre d'une obligation scolaire, comme s'ils allaient à l'école. Pourtant, ils ne sont pas obligés de venir. Tout fonctionne sur base volontaire ».
« Leur redonner confiance »Un des enjeux de l'ASBL, c'est la confiance en soi. Souvent en échec scolaire, les jeunes ont perdu la notion de fierté, de valorisation d'eux-mêmes. « Il faut modifier l'image des élèves au sein de l'école, leur redonner confiance en eux », insiste Antoine Vandhenhoven. Deux assistants sociaux, deux enseignants et deux éducateurs, garantissent une forme d'équilibre entre aide à la jeunesse et enseignement.
Si le règlement est assez basique (pas de cigarettes à l'intérieur, pas de drogues...) il n'est pas immuable. Tous les jours, des groupes de jeunes et les adultes se réunissent afin de faire le point, et de changer les règles s'il le faut.
« Nous voulons faire comprendre aux élèves qu'un règlement est nécessaire, et pour cela, il faut les laisser y participer un peu », confie le coordinateur du SAS-HO. De même, les jeunes peuvent décider de leurs activités. Les travailleurs sociaux proposent en effet un planning, que les adolescents ont la possibilité de changer à leur gré si cela ne leur convient pas, du moment qu'ils proposent autre chose. « Par exemple, un de nos inscrits, fan de pêche, a fait découvrir son art à ses camarades » .
Une année d'évolutionBilan de l'année écoulée ? Un très bon début, et l'espoir d'un futur encore meilleur. « Nous sommes assez contents de la manière dont a évolué l'ASBL. Forcément, il y a des ados pour qui cela fonctionne et d'autres chez qui cela marche moins bien. Mais nous n'avons pas encore de retour officiel des élèves qui ont réintégré l'école. Cependant, le but de l'opération n'est pas de garantir la réussite scolaire aux jeunes, sinon de modifier un comportement négatif vis-à-vis des structures établies. » Ce 9 octobre, le SAS ouvrira ses portes à ses partenaires sociaux, afin de faire connaître son travail.
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