Les ministres wallons et de la Communauté ont terminé leurs travaux budgétaires de mardi vers 18h30, après avoir reçu les représentants des syndicats et ceux des pouvoirs organisateurs.
Le but était d'abord d'avoir un contact direct avec le mileu de l'enseignement, passablement crispé au cours des dernière semaines après les différentes pistes d'économies qui avaient été évoquées, soulignait-on mardi soir au cabinet du ministre-président Rudy Demotte.
Les gouvernements voulaient aussi connaître les "balises" que mettraient syndicats et pouvoirs organisateurs à propos des différentes mesures d'économies possibles et des efforts à fournir, étant donné que tous le secteurs de la Communauté devront participer aux économies.
Des balises entre lesquelles chemineraient le budget 2009 revisité et le budget 2010.
Le gouvernement a toutefois rappelé que l'enseignement ne serait pas sollicité proportionnellement à la place qu'il occupe dans le budget de la Communauté. Il ne devrait contribuer qu'à hauteur de 0,2% de son propre budget en 2009 et
0,6% en 2010.
Toujours selon l'entourage de M. Demotte, syndicats et pouvoirs organisateurs n'ont pas contesté la logique de l'effort à effectuer. Pour sa part, le gouvernement a encore rappelé qu'il considérait l'enseignement comme la partie centrale du futur redéploiement de la Communauté, une partie centrale à ne pas détériorer donc.
"Si une reprise se manifeste en 2010, ce ne sera que grâce à la participation de l'enseignement; on ne touchera donc ni à l'emploi, ni à l'encadrement", dit-on encore au cabinet.
Les ministres se retrouvent mercredi pour terminer l'ajustement 2009, puis samedi, dimanche et lundi pour le budget 2010 et la fin de ces travaux budgétaires. La lumière pourrait briller fort tard dans la nuit de lundi à mardi aux fenêtres des cabinets de la place Surlet de Chokier.
Belga