À peine installé, le M. Développement durable d'Ideta a inventé une devise pour le management durable...
Les mailings sont partis vendredi passé : les entreprises de la zone Ideta se verront proposer la création d'équipes vertes. Le projet est la suivant : chaque département envoie une personne et, ensemble, avec l'aide de l'ASBL Environnement, on réfléchit très concrètement à la façon de modifier le comportement des travailleurs dans l'entreprise. « Parce que nous devons être exemplaires, nous allons lancer un groupe de travail à Ideta, annonce Yann Ducatteeuw. Nous y réfléchirons à notre parc automobile, à nos déchets, à l'éclairage de nos zonings, aux produits utilisés par notre femme de ménages, à nos imprimantes... » Autre projet important, qui devrait démarrer en 2010 : une formation aux systèmes de management environnemental (ISO 14 000, EMAS).
L'avantage de cette formation sera triple. Primo, elle se fera collectivement alors que, souvent, on se retrouve seul pour mettre en place un SME dans son entreprise. Secundo, cela ne coûtera pas très cher aux sociétés, sachant que le prix normal d'une telle formation coûte quand même 20 000 €. Tertio, à la fin du coaching, votre entreprise recevra la certification ISO ou EMAS. Actuellement, très peu d'entreprises ont la certification environnementale en Hainaut occidental, alors que c'est de plus en plus une exigence des partenaires économiques. Citons Éco-Lys, Bernard Belgium, Klüber, Sogelub, Cogetrina, Ipalle, STPC, Scredema, TPR, Husqvarna, Valéo Vision et... le Collège Saint-Augustin à Enghien.
Rien de tel qu'un petit logo pour animer tout cela. Yann Ducatteuw a eu l'idée d'un « b & vert ». À lire et à comprendre de la manière suivante : billet vert, « la devise du management durable ». Cela évoque le dollar, le b étant celui de business.« Sachant qu'il n'y a pas beaucoup d'idéalistes chez les entrepreneurs, il faut leur démontrer qu'on peut concilier argent et environnement, et qu'on peut même gagner de l'argent en misant sur l'environnement, dit Yann Ducatteuw. Par exemple, isoler un bâtiment industriel, ça coûte cher au départ, mais ensuite ça rapporte gros. L'idée est aussi d'anticiper. Actuellement, peu d'entreprises sont en conformité en matière de déchets, vu qu'il n'y a pas de contrôles. Mon rôle n'est pas d'être un policier mais d'expliquer aux entreprises qu'un jour ou l'autre il y aura des contrôles et que cela risque de leur coûter cher. Mon rôle est également de leur dire qu'il existe des outils performants. Je pense à ce logiciel mis au point par une intercommunale namuroise. » F.D.