Dans notre édition de samedi dernier, nous relations les propos tenus lors du dernier conseil communal athois sur l'avenir de la forge. D'aucuns se sont émus de l'importance des investissements consentis par la Ville dans ce bâtiment d'Ostiches, en regard notamment de son état.
Le comité des « Blancs Mongnîs » qui s'occupe de gérer les animations a voulu s'exprimer.
« Nous tenons à remettre les choses à leur place, explique Eddy Becq, président de l'ASBL « Les Blancs Mongnîs ». « Nous ne sommes pas d'accord avec ce qui a été dit lors du conseil communal, cela nous attriste. »« Le bâtiment n'est pas prêt de s'écrouler » explique le comité. « C'est un bâtiment qui a été construit en 1947 par les artisans du village » note Pierre Lizon. « Lorsque l'activité a diminué nous avons eu la visite de plusieurs musées qui voulaient nous racheter notre collection ; la ville a préféré conserver ce patrimoine en acquérant le bâtiment. La Ville nous a fait confiance en confiant les animations à notre ASBL qui s'occupe déjà du moulin. »
« C'est une forge, il y a un aspect un peu sombre et poussiéreux, mais cela ne veut pas dire que le bâtiment est en mauvais état. On ne peut pas changer son aspect sinon, on perd son âme » renchérit Eddy Becq.
« En terme de sécurité, nous prenons toutes les précautions nécessaires lors de nos activités. Nous avons d'ailleurs reçu la visite des pompiers qui ne nous ont rien signalé. Nous avons acheté nos propres barrières nadar pour assurer une limite entre les forgerons et le public et nous avons placé, toujours sur fonds propre, des vitres afin d'éviter la projection d'éclats. Les travaux dont il est question sont nécessaires puisque les compteurs d'eau et d'électricité se trouvent dans le bâtiment annexe qui est à vendre. Nous demandons donc de nous placer nos propres compteurs et de refermer les baies qui donnent sur ce bâtiment. » Concernant les activités, le comité tient aussi à apporter ses précisions.
« Il est faux de dire que la forge n'ouvre qu'un week-end par an. Nous accueillons des apprentis forgerons chaque samedi. Ce sont des personnes qui viennent apprendre le métier et qui sont issues de toute la Belgique, voire même de la France. Ils sont une trentaine. Par ailleurs, nous organisons des week-ends de coutellerie ouverts au public. Nous drainons à chaque fois plusieurs centaines de personnes. » Le comité avance un autre argument : « la forge ne coûte rien à la Ville, contrairement à d'autres musées car les visites sont assurées par des bénévoles. Nous souhaitons aussi organiser des visites combinées avec le moulin, ce qui prouve que la forge a bien sa place dans le village. »
« Ces propos ont terni notre image, mais cela ne va pas nous empêcher de continuer. Notre objectif est de faire revivre le village et je crois que c'est une réussite. »