Ce samedi 3 octobre, Mandy Dammekens s'envolera pour Hawaii pour prendre part au mythique Ironman sept jours plus tard. À seulement 24 ans, la jeune Carolo va déjà réaliser le rêve de tout triathlète ! Sa qualification, elle l'a obtenue à Nice en remportant sa catégorie d'âge (18-24 ans) en 12 h 22 pour son premier essai sur cette distance (3 800 m de natation, 180 km de vélo et 42,2 km à pied). « Je me sens prête, dit-elle. Je ne ressens pas de pression particulière. Mon objectif est simplement de terminer l'épreuve. Pouvoir me rendre là-bas, ce n'est que du bonheur ! » Bien que son manque d'expérience puisse lui être préjudiciable, elle prendra le départ en toute confiance. « J'ai fait tout ce qu'il fallait pour être en forme. Ces dernières semaines, je me suis préparée comme jamais : 20 heures par semaine, plus ou moins. En vélo, j'ai fait des sorties de 3-4 heures et à pied de deux heures. À la nage, j'ai fait entre 8 000 et 10 000 m par semaine. On m'a déjà prévenu qu'il était improbable que je reproduise ma performance de Nice vu que les conditions sont totalement différentes mais je donnerai tout ce que j'ai pour franchir la ligne d'arrivée. Ce serait déjà une superbe victoire. »
Pierre Hubertcomme conseiller
Avant elle, trois autres triathlètes de l'ATCC ont déjà participé cette épreuve mythique. Elle a pu obtenir de précieux conseils auprès de l'un d'entre eux, Pierre Hubert. « Nous avons parlé technique, précise ce dernier. Par exemple, le choix des roues. Elle voulait investir dans des roues carbone à haute jante mais je lui ai déconseillé de le faire aussi tard dans sa préparation car elle doit déjà être habituée à ce type de matériel avant de pouvoir l'utiliser de façon optimale. Avec le vent qu'il y a là-bas, cela fera un effet « voile » et elle sera chassée de côté... Cela peut-être la chute assurée, surtout avec son petit gabarit. » Pierre lui a aussi décrit la course. « Et notamment comment gérer les courants en natation car ceux de Kona sont vraiment particuliers. En vélo, le vent est le gros point à gérer. Il déferle des pentes du volcan (à 4 000 m d'altitude) de l'île. On l'a à l'aller et au retour. Il y a aussi une bosse à gérer. Les pentes ne sont pas vertigineuses (3 à 5 %) mais cela monte pendant plus de 15 km... Si l'on ne s'y attend pas, on s'y brûle les ailes. À pied, c'est la chaleur qui peut poser problème. Surtout dans la seconde partie. En plus, là aussi il y a une petite bosse qui semble anodine mais qui est vraiment usante. » Mandy a aussi pu apprendre de Pierre des petits trucs et astuces qui lui faciliteront la vie sur place. Après l'épreuve, elle restera encore quelques jours pour ne rentrer que le 16 octobreG.B.