Besson: "j'ai une fille de 13 ans et je n'aimerais pas qu'elle se fasse violer".
(photo Reporters)
Le réalisateur producteur français Luc Besson estime à propos de l'arrestation de son collègue Roman Polanski que la justice devait "être la même pour tout le monde".
Le réalisateur producteur français Luc Besson a estimé lundi à propos de l'arrestation de son collègue Roman Polanski que la justice devait "être la même pour tout le monde", s'écartant ainsi de nombreuses personnalités du cinéma qui font bloc autour de l'auteur du "Pianiste".
"J'ai beaucoup d'affection pour lui, c'est un homme que j'aime beaucoup, que je connais un petit peu, nos filles sont très amies mais il y a une justice, c'est la même pour tout le monde", a déclaré Luc Besson à la radio RTL.
"A partir de là, je laisse faire la justice. Je ne connais rien à cette affaire, mais je pense que quand on ne se présente pas à un procès, on se met en faute, et c'est un risque", a-t-il ajouté.
"J'ai une fille, elle a 13 ans"
Interrogé sur le fait de savoir si la mobilisation du monde du cinéma en faveur de Roman Polanski l'agaçait, le réalisateur a répondu: "Non, chacun est libre. Mais je sais que j'ai une fille, elle a 13 ans. Si elle se faisait violer, je ne penserais pas tout à fait la même chose".
L'arrestation de Polanski, sur mandat de la justice américaine, pour des faits remontant à 1977, a provoqué l'indignation de nombreux artistes dans le monde, qui dénoncent un "traquenard policier".
Parmi quelque 90 personnalités qui avaient, lundi soir, une pétition de soutien, figurent les réalisateurs Claude Lanzmann, Michael Mann, Jonathan Demme, Wim Wenders, Julian Schnabel, Pedro Almodovar, Alejandro Gonzalez Inarritu, Wong Kar Waï, Walter Salles, Ettore Scola, Bertrand Tavernier ou Claude Lelouch, les actrices Jeanne Moreau et Tilda Swinton.
Belga