Superstition ou non, Philippe Huberty, le responsable sportif givrytois, a, toutefois, veillé à ne pas téléphoner cette semaine à son compère et ancien coach durant cinq ans.

Pour les néo-promus, mais aussi pour tous les suiveurs de la promotion, voici, en tout cas, un derby qui arrive au moment idéal. « Après une première réussie contre Walhain, nous avons le privilège d'accueillir l'une des deux autres formations luxembourgeoises de promotion. Qui plus est alors que le Lorrain semble avoir trouvé son équilibre, souligne Philippe Huberty. C'est donc un rendez-vous attendu impatiemment par les supporteurs des deux clubs. » Mais aussi par les joueurs, bien entendu. À commencer par les visités, qui entendent gommer au plus vite leur échec en terre liégeoise. « Le 4-0 de Seraing est déjà oublié. D'autant que ce score ne reflétait nullement la physionomie du match. Il ne nous a d'ailleurs pas manqué grand-chose pour revenir avec une unité », glisse Philippe Huberty, soulignant que trois buts sont tombés au cours des cinq dernières minutes.

Il n'empêche que ce match aura permis aux Canaris de s'imbiber un peu plus de la réalité promotionnaire. « Un niveau où l'on ne peut se permettre de rater la moindre occasion. Et surtout où chaque inattention se paie cash », rappelle le responsable sportif givrytois.

Durant la semaine, Roger-Pierre Neuville a dès lors rappelé à ses ouailles les règles essentielles. Car le T1 givrytois souhaite que son équipe domestique au plus tôt ce nouvel univers. « Parce que tous nos concurrents ou presque possèdent, eux, une grosse expérience à ce niveau. À commencer par le Lorrain », insiste ce dernier.

« Progrès tangibles »

Voilà toutefois une analyse que ne partage pas Alain Hourlay. Ce dernier aurait même tendance à dire que Givry dispose de plus d'expérience que ses troupes actuelles : « Au Lorrain, nous n'avons pas de Marloye ou de Denoncin, qui ont connu la D3, voire la D1, lâche-t-il. Pour l'heure, si je retire les trois ou quatre éléments plus expérimentés, il ne me reste que des joueurs issus de P1 et des juniors. » Alain Hourlay estime par ailleurs que son ancienne équipe s'est affinée et est bien plus compétitive que celle de l'an dernier. « J'ai aussi l'impression que certains n'ont pas rechigné à des efforts et sacrifices qu'ils n'auraient pas consentis l'an passé », glisse encore le coach arlonais.

Toutefois Alain Hourlay concentre exclusivement son attention sur sa formation : « Les progrès étaient tangibles contre Hamoir. Mais il ne faut pas que ce ne soit qu'un feu de paille. On doit maintenant faire preuve de constance, d'enthousiasme surtout. » Et d'insister sur trois paramètres qui ne le satisfont pas encore totalement : « Les pertes de balle, un manque d'explosivité et de vitesse, une déconcentration coupable aussi à certains moments. » Juste ce qui a précipité la perte de... Givry la semaine passée.