La grogne du personnel communal en avril dernier avait fait avancer plus vite le dossier. Voilà de longues années que les travailleurs se battaient pour obtenir enfin des cadres et statuts dignes de ce nom. Après négociations, la révision barémique avait été acceptée. Une décision qui demande un financement de plus de trois millions d'euros. C'est d'ailleurs la recherche de ces fonds qui a amené les craintes des travailleurs pour leur poste.

Le personnel, dépense n° 1

« Les frais de personnel représentent près de 45 % du budget communal », explique Michèle Delannoy, échevine en charge du Personnel communal. « C'est vrai que c'est une grosse dépense, mais elle est nécessaire pour que notre administration communale tourne correctement. La révision des barèmes va coûter cher, mais cela devait se faire. Pour trouver le financement, il y a plusieurs possibilités, nous devons toutes les explorer pour trouver des solutions. » Heureusement pour la Ville, ces dépenses seront un peu échelonnées dans le temps. « Les cadres et statuts ont été approuvés par la tutelle en juillet. Ils sont d'application depuis le 1e août, mais différentes échéances ont été négociées avec les syndicats. »

Le programme suit son cours

Mardi prochain, tous les chefs de secteur sont d'ailleurs conviés afin qu'on leur explique l'ensemble de la situation et qu'on leur remette le détail de ces statuts, afin que tout le personnel puisse les consulter. « C'est la première étape de la mise sur pied de ce programme. Par la suite, fin septembre, le complément de la prime de 2008 sera inscrit sur les fiches de paie. Le personnel le recevra donc mi-octobre. Le complément pour 2009 sera, quant à lui, joint à la prime de fin d'année. En tout, cela représente une enveloppe de 670 000 €. Les premières formations pour les chefs de service à l'évaluation vont aussi commencer dès le mois d'octobre. Le 1e janvier 2009, les échelles barémiques seront relevées de 1 % et trois mois plus tard, on s'attellera aux évolutions de carrières. » Malgré les craintes des travailleurs, la Ville semble donc ne pas faire marche arrière. À voir donc si la volonté sera suivie, sur le terrain, des financements nécessaires.