En Hainaut occidental, selon le SPF Économie, il a fallu débourser en moyenne 228 554 € pour acquérir une villa lors de ces six premiers mois de l'année, soit une diminution de 3,7 % du prix au niveau provincial. Les trois dernières années avaient été marquées, il est vrai, par une flambée qui avait gonflé les chiffres de plus de 20 %.
« 2006 et 2007 ont été deux années particulièrement exceptionnelles, confirme-t-on auprès de Picq-Immobilier, à Tournai. De nombreux Français se précipitaient sur le marché très prisé des villas, bungalows et maisons de campagne. Et ce pour trois raisons essentielles : afin d'éluder l'impôt sur les grosses fortunes, pour notre qualité de vie mais aussi pour échapper à l'insécurité ambiante de l'autre côté de la frontière. » A-t-on constaté une telle diminution des prix que celle décrite dans les statistiques ? « Il faut relativiser : les villas dont le prix se situe entre 200 et 350 000 € n'ont pas connu la crise ! En 2009, jusqu'aujourd'hui, nous avons vendu plus qu'en 2008. Le marché montre toutefois des signes de stabilisation. On retrouve un niveau comparable à celui qui était de mise en 2004 ou en 2005. Dans le Grand Tournai, il faut aujourd'hui compter entre 220 000 € et 230 000 € pour devenir propriétaire d'une petite villa.Auparavant, c'était presque exclusivement les Français qui faisaient ce genre d'acquisition. Désormais, ce sont 50 % de Français et 50 % de Belges.
Le marché, dans ce secteur, est d'ailleurs très actif : un bien immobilier est assuré de trouver un nouvel acquéreur dans les quatre mois » conclut-on chez Picq-Immobilier. St. D.