1 . MATERNELLE/PRIMAIRE/SECONDAIRE INFERIEUR
GED
Après de longues années de revendication, les instit’ de maternelle et de primaire ont acquis, il y a peu, le même barème que les profs du secondaire inférieur. Attention toutefois : les barèmes légaux ne s’appliquent qu’en cas de possession du diplôme requis (école supérieure avec certificat d’aptitude pédagogique). Ce qui semble être de moins en moins le cas. La pénurie d’instituteurs et de professeurs oblige souvent les écoles à engager des gens qui ont une expérience utile mais qui n’ont pas le titre requis, voire pas de titre du tout. Dans ce cas, il existe une cohorte de barèmes intermédiaires qui ne correspondent pas aux barèmes officiels en vigueur dans l’enseignement communautaire ou subventionné. À noter qu’un instituteur ou un professeur du secondaire inférieur atteint son barème après maximum 27 années d’ancienneté. Une institutrice qui a démarré à 21 ans ne verra plus son salaire augmenter après 48 ans.

2 . SECONDAIRE SUPÉRIEUR
GED
Enseigner dans le secondaire supérieur requiert un diplôme de licencié. Du moins pour avoir accès aux barèmes normaux dans le communautaire ou le subventionné. Mais, vu la pénurie actuelle dans tous les domaines, il arrive de plus en plus souvent que des licenciés enseignent dans l’inférieur ou que des régents soient amenés à donner cours dans le secondaire supérieur. Dans ce cas, les uns et les autres n’ont pas droit au barème qui correspond théoriquement à leur diplôme. Ils sont alors versés dans des barèmes intermédiaires. Un professeur du secondaire supérieur atteint son salaire maximum après 25 ans d’ancienneté. Sa progression salariale sur une carrière est plus importante que celle d’un professeur du secondaire inférieur : en 25 ans de carrière, il verra son salaire net augmenter de 65% alors qu’un régent aura une progression de 58 % en 27 ans.

3 . BACCALAURÉAT
GED
Un licencié peut parfaitement enseigner dans une haute école. Mais il sera payé à son barème de licencié (commission paritaire 501). D’une manière générale, il y a aussi des variations en fonction du statut de l’enseignant (isolé, chef de ménage ou pas). Toutefois, s’il est détenteur du CAPAES (Certificat d’aptitude pédagogique pour l’enseignement supérieur), l’enseignant pourra prétendre à une revalorisation salariale en passant dans la commission paritaire 502. En début de carrière, la différence avec un professeur n’ayant pas ce certificat n’est pas énorme (150 euros). Tout étant relatif, évidemment. Mais après 25 ans de service, la différence est sensible et peut atteindre 300 euros. À noter qu’après 25 ans de carrière, il existe un plafonnement du salaire. Mais des augmentations intercalaires après avoir atteint le traitement maximum sont prévues à 57 ans et 58 ans.

4 . UNIVERSITÉ
GED
Les barèmes des enseignants universitaires varient à plusieurs degrés. Et le salaire de base est évidemment incomparable avec un instituteur (1000 euros nets en plus pour un chargé de cours débutant) voire un professeur du secondaire supérieur. Seuls les salaires des universités d’État sont identiques. Pour les universités « privées » (l’UCL, par exemple), les barèmes sont déterminés selon des règles internes et indépendantes. Mais dans l’ensemble, les disparités entre les universités ne sont pas énormes. Ils sont également adaptés aux types d’enseignants ou, plus précisément, au titre. Ainsi, un chargé de cours touchera moins qu’un professeur ou qu’un professeur ordinaire (ou extraordinaire) nommé. En revanche, les salaires des recteurs sont pareils pour toutes les universités, qu’elles soient d’État ou pas. À noter que la différence salariale pour les professeurs universitaires avec ou sans enfant à charge n’est pas énorme : 70 euros nets environ.

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