Arbitre : Mlle Geerts.
Cartes jaunes : Lazaron, Castiglione.
Carte rouge : Descontus (58e, 2 c.j.).
Buts : Iannetti (1-0, 3e), Pierard (1-1, 33e), Corbisier (2-1, 77e).
COUVIN-MARIEMBOURG : Focan, Tufano, Blanchard, Sibille, Corbisier, Descontus, Liévin (75e Bozzi), Diame, Iannetti (90e Beck), Strypens, Revillod (80e Belloso).
ONHAYE : Debuisson, Scaillet, Garriz-Constant, Lazaron (76e Batatinha), Castiglione, Lampecco, Denoiseux (80e Jacques), Scailteur, Ravet, Pierard, Madej.
Conscients de l'importance de l'enjeu, les Fagnards entamaient la rencontre le pied au plancher. Esseulé à l'entrée du grand rectangle, Iannetti plaçait une fusée hors de portée de Debuisson. Pris à froid, les Walhérois, qui alignaient le seul Pierard en pointe, voyaient déjà leur système s'envoler en fumée. Ils frôlaient la correction quand le coup franc de « Balou » Revillod léchait le piquet. Bien aidés par des Couvinois plus enclins à lâcher la bride, les « Rouges » équilibraient progressivement les échanges. La tête de Castiglione était brillamment déviée par Focan (22e). Liévin et Iannetti n'étaient pas en reste. Peu après la demi-heure, le heading de Garriz s'écrasait sur la barre, avant de retomber dans le petit rectangle. En renard des surfaces, Pierard égalisait méritoirement.
Descontus excluLes Fagnards entamaient le second acte comme le premier. Mais la précision leur faisait cruellement défaut, à l'image de la frappe dans les nuages de Revillod, pourtant idéalement servi par Strypens. Dans la foulée, Descontus s'effondrait dans le rectangle. Mademoiselle Geerts y voyait une simulation. Déjà averti, l'attaquant visité rejoignait prématurément les vestiaires. Les vieux démons de la saison passée resurgissaient... Les Walhérois se révélaient incapables d'exploiter leur supériorité numérique. La défense visitée se régalait des longs ballons balancés à l'aveugle. Dans l'adversité, Corbisier montrait le chemin. Tout comme à Sint-Eloois-Winkel la saison passée, il entamait une chevauchée fantastique et, prenant appui sur Iannetti, trouvait la lucarne. À dix minutes du terme, Focan était intraitable devant Pierard, conservant ainsi le succès des siens.
« La victoire du caractère, commentait Lionel Brouwaeys. Même à dix, nous n'avons pas flanché. J'ai conservé le même système. Cela a sans doute perturbé Onhaye. »« Nous ne pouvions pas encaisser un goal comme cela, enchaînait Michel Lazaron. Mes joueurs étaient prévenus ! On laisse Iannetti décrocher et on est à quinze mètres de lui... »