Plu sieurs endroits de notre province souffrent d'un manque de mobilité dû à l'éloignement de tout service existant en matière de transport de personnes. Ce sera moins vrai demain avec la création de Locomobile qui offrira au public la possibilité de déplacements plus aisés.

En pratique, Locomobile travaillera de concert avec les communes et ou CPAS par la mise à leur disposition de véhicules neufs assurés en omnium, RC et assistance juridique. Un opérateur aura la charge de la gestion des appels. De leur côté, les communes ou CPAS prendront en charge les coûts liés au personnel, immatriculation, carburant et entretien via des entreprises à finalité sociale.

Pas de concurrence

Après le rappel de l'historique du projet, le député provincial Daniel Ledent précise que cette initiative n'entre pas en concurrence avec les services déjà existants. « Ce projet s'intègre dans la législation sur les taxis sociaux et s'inscrit dans la complémentarité avec les autres services. De plus, l'impératif premier du call center est de faire appel aux initiatives existantes », précise-t-il. C'est l'opérateur Damier qui centralisera les appels et la gestion de la flotte. Un opérateur unique (0800 25 115) analysera les demandes et enverra un véhicule si aucune solution n'existe via le TEC, SNCB ou autres initiatives locales.

Quatre groupements

de départ Dans un premier temps, quatre groupes de communes vont initier le projet : Marche-Hotton (opérateur : Le Trusquin) ; Martelange, Fauvillers, Vaux-sur-Sûre ; Neufchâteau, Herbeumont, Bertrix, Bouillon (opérateur Progrescom) et Tellin, Wellin, Libin, Saint-Hubert (via Défis).

Une initiative qui ravit entre autres la bourgmestre d'Herbeumont, Catherine Mathelin : « Nous sommes une commune rurale où les personnes éprouvent des difficultés pour se rendre soit chez le médecin ou faire leurs courses. Chez nous, pas de Telbus, pas de TEC le week-end et un seul service aux heures scolaires. Donc pour Herbeumont et ses villages, c'est une réelle opportunité de pouvoir bénéficier d'un tel service vu les distances et le peu de population », affirme-t-elle.

Le ministre wallon Philippe Henry se réjouit également de ce projet : « C'est un judicieux moyen qui se situe entre les deux extrêmes que sont la voiture individuelle et les déplacements doux. C'est une ligne que nous poursuivrons durant cette législature en tenant compte d'une situation budgétaire difficile. D'où l'utilité d'une formule alternative telle que celle-ci qui répond aussi à la problématique en matière d'énergie et en lien avec l'aménagement du territoire », conclut-il.