Il en était à sa troisième tentative. La dernière, c'était il y a quelques mois d'ici, dans une propriété de son grand-père, au fort de Cognelée. En vain. Samedi soir, il a remis ça. Mais cette fois encore, la rave party n'a pu prendre son envol.

Lui et les organisateurs flamands avaient jeté leur dévolu sur une pâture située non loin de l'échangeur de Daussoulx, au pied d'une nouvelle éolienne plantée là tout récemment. Un terrain situé aussi à la limite de deux zones de police : celle de Namur et de Orneau-Mehaigne. En espérant qu'aucune des deux ne bougerait. Pas de chance, les deux sont descendues sur les lieux.

Les appels des riverains sont arrivés sur les centraux téléphoniques à partir de 22 h. Les policiers de la zone Orneau-Mehaigne se mettaient en route pour localiser le lieu de la fiesta productrice d'une déferlante de décibels.

Rejoints par les policiers namurois, ils étaient une bonne vingtaine à descendre sur les lieux où 250 fêtards étaient déjà dans l'ambiance. Les organisateurs espéraient rassembler 2 000 personnes. Dans les fêtards présents, on voyait des Allemands, des Hollandais, des Français, des néerlandophones et de rares « locaux ». Le matériel et les organisateurs provenaient apparemment de Gand.

Les policiers décidaient cependant de privilégier le dialogue. Il se révélait particulièrement difficile. Si la musique était stoppée à 22 h 30, les ravers voulaient absolument reprendre leurs activités tout en mettant une sourdine.

Ce qui était inacceptable pour les policiers puisqu'il n'y avait aucune autorisation mayorale pour un tel évènement. Pour mettre un point final au débat, extrêmement tendu, les policiers espéraient que les organisateurs démonteraient leur matériel eux-mêmes. Comme ils n'obtempéraient pas, ce sont les hommes du service de police qui confisquaient platines et table de mixage. Ce qui n'était pas du goût des 250 personnes présentes... tandis que d'autres équipes bloquaient les accès du site aux nouveaux arrivants. Ambiance.

Cela ne les a pas empêchés de reprendre leurs activités dimanche vers 8 h du matin. Avec du nouveau matériel. Mais de manière beaucoup plus soft et devant un public nettement plus clairsemé, 50 à 60 personnes.

Une deuxième intervention mettait une sourdine définitive vers 15 h. En attendant la quatrième tentative ?