Il suffit de jeter un oeil sur les prospectus publicitaires des grandes surfaces pour s'en convaincre : la rentrée scolaire n'est plus très loin. Ceci dit les magasins n'ont pas attendu les deux dernières semaines d'août pour achalander leurs rayons en matériel scolaire. Quitte à donner le bourdon aux écoliers qui débutent à peine leurs vacances, les supermarchés n'hésitent plus à garnir les rayons de cartables et cahiers dès le début juillet.
Pour les vendeurs il s'agit d'être directement sur la balle alors que bon nombre d'écoles fournissent dès fin juin la liste de matériel qui sera nécessaire pour l'année suivante. Quant aux familles, prévoir ce genre d'achats dès le début des vacances c'est un moyen de se débarrasser vite de cette « corvée ». Mais aussi d'étaler les dépenses quand septembre est souvent synonyme du retour en force de facture en tous genres.
Pourtant, se précipiter dès juillet sur les plumiers, cartables et autres fardes n'est pas forcément la bonne affaire. En 2008, une étude du CRIOC (Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs) notait que si quelques ristournes étaient possibles en période de soldes, les promotions se multipliaient et devenaient de plus en plus intéressantes plus la rentrée scolaire approchait.
Ceci étant, la facture du matériel scolaire peut être très variable selon le magasin choisi et, surtout, la marque des produits achetés. Un petit test effectué dans un supermarché nous a permis de relever une différence de 23 € (62 contre 39) sur sept produits de base (cartable, crayon, plumier, classeur, bic, stylo et feuilles A4). Pas étonnant quand on voit qu'un classeur normal coûte 2,50 € alors qu'il faut débourser 7 € pour celui avec la frimousse sympa de Winnie l'Ourson...
Pour épargner ce dilemme aux parents, certaines écoles proposent l'achat d'un kit scolaire à la rentrée. S'il permet d'obtenir un prix plus intéressant, le procédé n'a plus toujours la cote dans les écoles. « Certains élèves sont plus soigneux que d'autres, témoigne une institutrice d'une école qui a laissé tomber le système. Ils peuvent donc récupérer du matériel de l'année précédente. Mais proposer des kits différenciés devenait ingérable. » Chez Viroux, société spécialisée dans la vente de matériel aux écoles on a d'ailleurs arrêté la fourniture de kits individuels. « Car la gestion en était trop difficile », dit aussi Michèle Viroux, directrice de l'entreprise d'Auvelais.
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