C’est la saison des guêpes. Et c’est aussi la saison des recherches de kot. Qui pour certains, s’assimile facilement au fléau jaune et noir des apéros en terrasse : une angoisse tenace dont on ne se débarrasse qu’après avoir bougé ses fesses. Et aux prix parfois d’une méchante piqûre.

Mais que les étudiants et leur parents, propriétaires du portefeuille, se rassurent : un ancien étudiant liégeois s’est piqué de leur fournir le service idéal pour s’épargner le parcours du combattant dans les villes universitaires de Liège (http://www.kotaliege.be), Namur (http://www.kotanamur.be) et tout récemment, Bruxelles (http://www.brukot.be).

«J’ai cherché un kot il y a quelques années et j’ai été déçu à cause du manque d’outil de recherche, se souviens Nicolas Sauveur, développeur web qui se cache derrière les trois sites. Il lance donc Kotaliege en 2007 avec un succès indéniable : 2.400 annonces publiées dont 1.200 en 2008, 100.000 visites l’an dernier et près de 500 visiteurs quotidiens sur un site gratuit durant 2 ans et devenu payant depuis peu pour les propriétaires. «L’université ou les bureaux de conseils aux jeunes me renseignent même. C’est très gratifiant».

Au calme dans un comu de guindailleurs

D’où l’envie pour Nicolas Sauver de butiner sur d’autres campus après trois ans de vol sur Liège. Il crée donc KotaNamur.be puis BruKot.be qui a déjà généré 2.500 contacts entre kotteurs et proprios depuis 4 mois. Un succès qui s’explique par les outils qui distinguent ces pages de sites immobiliers classiques ou de sites petites annonces, où les kots surnagent dans une piscine surpeuplée.

En plus du prix adapté au kot ou d’une géolocalisation précise, l’étudiant y dispose de critères de recherche avancés. «Il peut filtrer les kots qui admettent les animaux de compagnie, ceux qui offrent une connexion internet, les chambres meublées… Et privilégier atmosphère studieuse ou guindaille.» De quoi mieux renseigner les candidats-locataires et éviter aux proprios les intempestives visites de début de quadri.

Alors en attendant les extensions pour Mons et Louvain-la-Neuve («un très gros morceau»), et en espérant un accroissement des annonces pour pouvoir jauger l'offre globale, ces sites web devraient devenir incontournables. Aussi attirants pour les kotteurs qu’une Kriek débouchée dans le Carré à Liège, Place du Vieux Marché à Namur ou Halles Saint-Géry à Bruxelles pour les guêpes.