Nicolas Sarkozy vient une nouvelle fois de remporter une élection. Piégé par Google, il vient d'être élu à la première place "des trous du cul du web". Oui c'est vulgaire, on sait.

Concrètement tapez sur Google "trou du cul du Web", et oh surprise vous tombez sur le site officiel de campagne de Nicolas Sarkozy.

Le président français est victime sur Internet d'un "Google Bombing".  Ce n'est pas la première fois que le président est victime d'un bombardement. Précédemment lorsque vous tapiez son nom sur Google, on tombait sur le site du film "Iznogoud" (avec Michael Young), qui raconte l'histoire d'un petit homme qui voulait être calife à la place du calife.

GED

Un google bombing?

Comme l'explique très bien le sacro saint Wikipedia, le Google Bombing est une technique de référencement visant à influencer le classement d'une page dans les résultats du moteur de recherche Google ". Ainsi lorsque vous tapez ces mots, la première page liée à ces mots est www.sarkozy.fr.

Le principe : pour qu'un site soit bien positionné pour un mot-clé en particulier dans les pages de résultats de Google, il faut qu'il soit populaire sur ce mot-clé. Le calcul de la popularité qu'effectue Google est le suivant : plus il y a de sites web qui pointent via des liens hypertextes vers un site, plus ce site devient populaire. Le texte des liens hypertextes est conservé en mémoire par Google.

Il y a deux ans, les ingénieurs de Google avaient réagi à ces attaques en installant un "patchantibombing" dans l'algorithme du moteur de recherche mais visiblement des petits malins ont réussi à réamorcer la bombe.

Une chose est certaine, cela ne durera pas car on fait confiance à l'équipe du président français pour réagir....mais trop tard c'est déjà sur actu 24.

Les autres victimes

Le Google Bombing le plus connu est l'expression "miserable failure" associée à Georges Bush. Lorsque vous tapiez " miserable failure " ( échec lamentable ), vous tombiez  sur la biographie officielle de George W.Bush en tête de la liste de résultat

Bill Gates : le terme "more evil than satan" (plus maléfique que le diable) menait au site de la comagnie de l'homme le plus riche du monde.

Jean-Pierre Raffarin : en tapant "gros balourd" sur Google on tombait sur sa biographie.

Karl Heinz Grasser (ministre des Finances autrichien) : l'expression "Völlige inkompetenz" lui était dédiée.