Les négociateurs ont fait une mise au point avant le week-end. Tout va bien entre eux. Et le Plan Marshal 2. Vert est quasi sur les rails.
Michael Jackson a volé la vedette à Elio Di Rupo. Peu importe. Le président du PS était bien décidé vendredi midi à remettre les poin ts sur les « i » et les négociations sur des rails. Les informations parues dans la presse, faisant état de ce que les négociateurs font du surplace, n'ont pas plu. Grand-messe à l'Élysette donc.
Le soleil namurois est radieux. André Antoine (cdH) remplace Joëlle Milquet qui est au conseil des ministres du gouvernement fédéral. Lui et Elio Di Rupo (PS) arrivent en chemises blanches étincelantes. Jean-Michel Javaux (Écolo) est sur leurs talons avec sa chemise verte et un petit sourire aux lèvres.
Le président du PS présente une méthodologie de travail. Il y a le « groupe chapeau » avec un « groupe Bruxelles » et un autre « Wallonie ». Et puis, des groupes thématiques wallons (mobilité, ruralité, agriculture, tourisme, environnement). Et puis, trois groupes thématiques communauté (culture, jeunesse et éducation). « C'est comme une ruche », annonce le président du PS qui continue à détailler d'autres sous-groupes. « C'est ça, faire du miel, expliquera Jean-Michel Javaux, avec une pointe de malice. Des gens travaillent dans tous les coins de Namur et de Bruxelles » .
Bref. Voici pour la méthodologie. On ne peut s'empêcher de penser aux légendaires négociations de 2007 sous « l'orange bleue ». Ces dernières étaient menées par Yves Leterme, véritable fanatique de méthodologie. Mais Elio Di Rupo, en marge de la conférence de presse, réfutera toute comparaison.
Pour les partenaires de l'Olivier, la rencontre avec la presse de ce vendredi doit tordre le cou à de vilaines rumeurs. « Il y a le sentiment qu'on ne va pas assez vite sur les questions budgétaires. Non. On fait un travail global », justifie Elio Di Rupo. Et de parler de réconciliation des chiffres, d'identification de toutes les formes de financement, d'examen des budgets para-régionaux...
Les négociateurs iront voir le Premier ministre mardi matin. André Antoine met en avant l'effondrement des recettes et le travail minutieux qui en résulte. « Il vaut mieux que les olives soient dénoyautées complètement », sourit-il. D'ici là, c'est motus et bouche cousue sur les chiffres vérité du budget wallon.
Elio Di Rupo continue. Il a décidé de refaire une beauté à son olivier. Et d'annoncer le Plan Marshall 2. Vert ». Il s'agit, comme prévu, d'un plan de relance de la Wallonie revu et corrigé pour répondre à « l'époque d'aujourd'hui ». Le « 2. » symbolise la nouveauté. Et le « Vert » marque l'arrivée des écologistes. Concrètement, un 6e pôle sera ajouté au Plan Marshall mis au point par la majorité PS-cdH. Il sera dédié aux nouvelles technologies environnementales.
« Si la création du pôle a été décidée au niveau politique, sa mise en oeuvre reviendra aux professionnels du terrain que sont les chercheurs et les industriels », a précisé Elio Di Rupo, remarquant que le rôle de la Région était uniquement « d'objectiver un besoin » et non pas de politiser l'économie.
Les 5 pôles existants seront pour leur part consolidés. Des alliances seront également créées. L'un d'elles sera consacré à l'emploi et à l'environnement, et plus particulièrement au secteur de la construction. Elle se réunira le mercredi 1er juillet.