À Rhisnes, les travaux ont débuté. Pas encore d'usine à l'horizon, mais les infrastructures publiques se mettent en place : routes, gaz, électricité...

Le maître d'oeuvre est le Bureau économique de la Province. Le chantier est conduit avec le soutien de la Ville de Namur.

Son ambition ? Créer un parc centré sur la thématique de l'écoconstruction. D'où le nom Écolys. On y trouve la même terminaison qu'à Créalys, le parc scientifique de Gembloux. Une marque de fabrique que porteront aussi les futurs parcs thématiques de la province de Namur.

À Rhisnes, l'activité écoconstruction se déploiera sur quelque 45 hectares. La démarche se veut globale. Elle s'inscrit, comme l'a rappelé le président de Bep Expansion Gérard Cox, dans le prolongement d'une réflexion sur l'environnement. Réflexion concrétisée par l'octroi de la certification 14 001 pour le parc Créalys ou bien encore la construction d'un hall relais de type passif, dans le cadre du programme Regain.

À Rhisnes, le Bureau économique va passer à la vitesse supérieure. Il s'agit d'imaginer et de concrétiser le parc autour de l'écoconstruction et du développement durable. Comment ? Le directeur général du BEP Renaud Degueldre en a brossé les contours.

1. Le parc s'appuiera sur l'image d'une capitale régionale qui entend préserver son cadre de vie et la qualité du bâti. L'idée consiste à transposer à l'entreprise les idées issues des préoccupations nées dans l'habitat classique. Des idées chères à l'échevin namurois Arnaud Gavroy. Ces idées font écho, en miroir, aux projets d'écoquartiers en gestation sur le territoire namurois.

2. Le parc ne se contentera pas d'accueillir des entreprises issues du secteur de l'écoconstruction. Écolys se veut aussi et avant tout une vitrine : le BEP y construira un centre d'accueil, d'exposition et de formation, près de l'entrée du parc.

Une partie de la zone d'activités économiques pourra héberger des entreprises traditionnelles, pour autant qu'elles s'engagent à mettre en oeuvre des techniques de construction innovantes, dans le sens d'un développement durable et d'une réduction des consommations énergétiques.

3. Avant de pouvoir signer un acte de vente, les entreprises devront s'engager à s'inscrire de manière volontariste dans la thématique du parc et s'interdire toute activité susceptible de lui porter préjudice.

4. Le parc Écolys s'affiche comme une belle opportunité, tant en terme d'image pour la région namuroise que pour le développement d'un créneau d'avenir. « Ce que nous proposons, c'est un projet global et cohérent, martèle Renaud Degueldre. Les critères que nous proposons aux entreprises de respecter, ce ne sont pas des critères qui veulent exclure, mais pousser au dialogue pour tirer les acteurs vers le haut, dans une dynamique d'écoconstruction à long terme » .