Frans Bogaert est antiquaire à Bruges, sa boutique porte un drôle de nom, « L'Arcamonde ». Lui-même n'a rien d'un commerçant flamand. Un physique de grand d'Espagne, une femme qui a disparu et une assistante qui, hasard de l'existence (?), s'appelle Lauren et ressemble, comme deux gouttes d'eau à la célèbre Bacall... Même le magasin de Bogaert n'est pas comme les autres. L'antiquaire est en effet un adepte de toutes les méthodes modernes et son laboratoire bien caché est digne des Experts ! Bogaert est le héros d'une collection publiée par l'éditeur belgo-français Castor Astral. Le dé d'Atanas, premier volume de ses aventures est dès aujourd'hui, notre nouveau feuilleton.

C'est de l'imagination fertile du Français Hervé Picart que sont nées les aventures de l'Arcamonde. Ce professeur de latin, longtemps chroniqueur de rock s'est lancé dans la littérature à plus de 50 ans ! « Jeune je voulais être prof, avoue l'écrivain qui habite le Nord de la France, puis je me suis passionné pour le rock mais j'avais décidé d'arrêter à 50 ans, avant de commencer à dire des bêtises. » Le goût des mots et celui du mystère, c'est dans la littérature belge qu'il les a découverts. « Je suis fasciné par Jean Ray et son personnage Harry Dickson. J'ai toujours eu l'idée de faire mon petit Harry Dickson à moi. J'avais aussi envie d'écrire un policier mais sans policier. » C'est la passion de la chine et des brocantes qui va mener l'esprit inventif de Picart à créer le personnage et le monde de l'antiquaire Frans Bogaert. « Dans une brocante, vous tombez toujours sur un objet dont vous vous demandez à quoi il peut bien servir. D'où mon idée aussi de mettre des objets au centre de l'énigme. » Comme le lecteur le découvrira au fil du feuilleton, Hervé Picart rend également hommage, via ses personnages, au couple légendaire formé par Lauren Bacall et Humphrey Bogart. « J'adore le film noir hollywoodien. Je cherchais un nom flamand pour mon héros. J'ai pensé à Bogaert. Et à partir du moment où mon personnage principal s'appelle Bogaert, pourquoi ne pas faire de son assistante un clone de Lauren Bacall ? » Enfin même si tout le roman ne se déroule pas à Bruges, la « Venise du Nord » occupe une belle place dans Le dé d'Atanas (comme dans les volumes suivants). « J'aime beaucoup la Belgique, beaucoup de Français ignorent les richesses de leur voisine. Quant à Bruges, c'est presqu'un magasin d'antiquités à ciel ouvert... » M.F.G.