Les affiches du MR avaient été surcollées dans la nuit du mercredi 27 mai au jeudi 28 mai.
(photo EdA)
Les panneaux électoraux de candidats MR avaient été surcollés, au cours de la nuit du mercredi 27 mai au jeudi 28 mai, dans tout le Tournaisis, par des affichettes signées par la FGTB, au slogan provocateur en période électorale: "Le capitalisme nuit gravement à la santé". La candidate Marie-Christine Marghem a cité la FGTB à comparaître en référé ce vendredi, en son nom et pour le compte de tous les candidats MR dans la circonscription électorale de Tournai-Ath-Mouscron. Parce que le surcollage est interdit, et en outre les affiches doivent mentionner le nom de l'éditeur responsable, relève Mme Marghem. "Nous réclamons l'enlèvement immédiat des affiches, une somme de 3000€ provisionnelle dans l'attente de l'évaluation du préjudice causé, mais l'action est surtout menée pour le principe, pour rappeler certaines règles durant une campagne électorale".
Le tribunal n'a pas pu statuer sur la requête ce vendredi, chaque partie se rejetant la faute dans le retard pris dans l'échange des conclusions. L'audience est remise à vendredi prochain, cinq jours après les élections. Si, ce jour-là, le président décide (logiquement) que l'urgence n'a plus de raison d'être, l'affaire sera jugée au fond plus tard, puisque Mme Marghem a par ailleurs déposé plainte auprès de la police de Tournai.
A la FGTB, on dit être serein. "Ce surcollage n'est pas une initiative de la FGTB, et je n'ai jamais eu connaissance de quoi que ce soit", dit Ronald Duval, le secrétaire fédéral de la FGTB Tournai-Ath-Mouscron. Selon qui les affiches ont pu être imprimées par n'importe qui à partir du site www.contre-attaque.be de la FGTB wallonne, et affichées ensuite. Pour le conseil de la FGTB, Jean-Louis Degouys, les éléments matériels plaident en faveur de cette hypothèse: le format, le support et même des éléments graphiques de l'affiche prouvent que la version diffusée fin 2008 par la FGTB wallonne dans la foulée d'actions menées en raison de la crise économique, et celle surcollée sur les affiches MR, ne sont pas les mêmes. "Franchement, c'est flagrant. J'en viens décidément à me demander si le surcollage n'est pas l'oeuvre de quelqu'un du MR qui a voulu, avec cette action judiciaire, faire un coup de pub quelques jours avant les élections".