La question de l'avenir de la piscine fait pas mal de remous, à Ciney, ces derniers temps. Les clubs de natation, de plongée et de water-polo qui fréquentent l'endroit s'inquiètent : ils savent l'infrastructure actuelle vieillissante, ils savent aussi la commune peu encline à la rénover. La commune de Ciney opte plutôt pour la construction d'une nouvelle piscine, à proximité de la place Roi Baudouin. Le bassin projeté, pour des raisons de contraintes financières, devait être de taille réduite : on parlait de 20 mètres sur 10. Ce qui excluait les clubs sportifs, dont les fédérations exigent des normes minimales, en gros, de 25 mètres sur 15 et de 3 mètres de profondeur.

Mais un nouvel élément apparaît aujourd'hui dans le débat. Si elle veut obtenir les subsides régionaux d'Infrasports (1,75 million d'euros sont promis), la commune de Ciney devra obligatoirement construire une piscine répondant aux normes sportives. « Nous subsidions uniquement les infrastructures conformes et permettant la pratique réglementaire du sport », confirme le directeur d'Infrasports, Michel Devos. Une évidence qui semble avoir échappé aux autorités cinaciennes jusqu'à présent.

Vers un projet évolutif ?

Les clubs sportifs n'ont pas gagné la partie pour autant. « Je suis toujours dans le contexte d'une enveloppe fermée de 5 millions d'euros », rappelle l'échevin des sports de Ciney, Paul Lambotte. Et pour ce montant-là, il semble difficile de construire une belle grande piscine sportive. Celle-ci coûterait entre 10 et 15 millions d'euros, en fonction du degré d'agrément qu'on souhaite lui conférer.

« On va solliciter un bureau d'études pour voir ce qui est tout de même possible de faire sans décevoir les clubs d'eau, note l'échevin Lambotte. L'option la plus crédible me semble toujours une nouvelle piscine aux ateliers communaux. On espère prendre la décision après les grandes vacances. En tout cas les subsides régionaux doivent être utilisés avant la fin de l'année. » Du côté d'Infrasports, le directeur Michel Devos considère que la situation est complexe mais pas désespérée : « Cinq millions d'euros, ça paraît vraiment peu, estime-t-il. Mais on peut aussi imaginer un programme évolutif : construire dans un premier temps un bâtiment de base et le compléter par la suite pour en faire un outil conforme qui convienne à tous, grand public comme sportifs. »