«J'ai toujours voulu organiser un salon, explique l'organisateur Philippe Catteau. L'idée du modélisme a germé il y a un peu plus d'un an. Je suis un grand passionné de cirque, le thème était donc tout trouvé. Mais je ne me suis pas concentré uniquement sur ce sujet, il faut faire plaisir à tout le monde. On peut donc trouver sur le salon différentes thématiques : cirques, bien entendu, avion, voiture, bateau, bâtiment. Avec une équipe d'une quinzaine de personnes, on s'est lancé il y a un an : faire le tour des salons (il y en a deux autres en Wallonie, celui de Mons et de Ciney), repérer des exposants, proposer, prendre des contacts, écrire... » Du boulot en somme. Mais le résultat est à la hauteur des attentes du public : pas moins de quatre salles sont exploitées pour ces reproductions à l'échelle et des installations très bien adaptées aux démonstrations. On pense notamment au bassin d'eau pour les maquettes de bateaux. « Ça n'a pas été facile de le trouver, explique l'organisateur ; j'ai eu un coup de chance en trouvant une personne de Charleroi qui en louait justement un ». N'en déplaise aux enfants, les maquettes étaient souvent assorties de petits papiers : « Fragile, ne pas toucher ». Quel malheur de ne pouvoir profiter de ces beaux jouets à leurs yeux ! Le train à destination du Centre'Expo a pallié cela grâce au nombreux aller/retour qu'il a fait durant tout le week-end.

Un exercice de routine durant les trois jours du salon s'est déroulé sur le porte-avions Foch. Yves Marchand, le capitaine du bâtiment militaire n'est pas avare d'explications face à un public ébahi. Et pour cause, la maquette est presque entièrement motorisée, mécanisée, illuminée. Jusqu'aux moindres détails, les avions et hélicoptères décollent grâce à d'ingénieux systèmes. Le créateur s'y attelle depuis 19 ans à raison d'une heure par jour : « Tout est fait main à base de recup', je n'achète pratiquement rien. J'ai même un moteur de 3 mm de diamètre qui servait de vibreur dans un téléphone portable. Je me suis rendu à sept reprises à bord du porte-avions pour la documentation. Je suis le plus fidèle possible, j'ai le souci du détail. Même la peinture est d'origine, j'ai dû batailler ferme avec l'armée pour avoir un peu de cette peinture antiradar dont on ne peut pas disposer dans le civil. Je suis là pour faire apprendre comment fonctionne ce navire, c'est vraiment une passion. J'écume une quinzaine de salons par an pour présenter mes maquettes ». Une passion donc, et qui a été récompensée : le Foch à reçu le premier prix au salon européen du modélisme.