Elle n'a pas eu peur de la crise pour lancer son entreprise. À 33 ans, Natalie Flament dirige sa propre société, La pro de l'aiguille, depuis un an. C'était son rêve : travailler à son compte en tant que couturière. Mais pas facile de se lancer seule dans cette aventure. Alors elle s'est fait aider... Sans le coup de pouce de Créa-Job, jamais elle n'aurait osé. Cette association est une couveuse d'entreprise. Elle permet aux demandeurs d'emploi de lancer leurs projets en douceur et sans risque, le temps de s'assurer qu'ils sont viables. Natalie en a profité. Tout en touchant ses allocations de chômage, elle a bénéficié des bons conseils de comptable, coach ou encore banquier. « Créa-Job nous conseille et nous guide dans nos choix, assure-t-elle. Je savais où je voulais aller, mais je ne l'aurais jamais fait sans l'association. Je ne m'y connaissais pas assez.
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Un jour par semaine, Natalie a donc suivi sa formation. Le reste du temps, elle développait petit à petit sa société. Mais pas question de toucher les bénéfices. Son argent était bloqué jusqu'à la fin du stage. « Cela nous permet d'apprendre à le gérer et à garder les pieds sur terre ! » Au fil du temps, les rencontres avec les professionnels se sont espacées. Jusqu'à se résumer à un coup de fil de temps en temps.
Depuis trois mois, la Waremmienne mène seule sa barque. Et l'entreprise tourne plutôt bien. Pour trouver clients et collaborations, elle y est allée au culot. Dans les magasins d'ameublement, chez les stylistes. « J'ai poussé la porte et demandé s'il cherchait une couturière. J'ai recontacté mes anciens employeurs. Et cela a marché. »
Si, au début, elle se consacrait à la confection de pièces d'ameublement et de vêtements dessinés par les autres, elle a lancé il y a quelque temps sa propre collection, Kids & kits . Une collection à laquelle elle pense depuis longtemps, mais qu'elle n'avait jamais pu concrétiser. « C'est ce que j'ai toujours voulu faire. Mais me limiter à ce projet ne me permettait pas de gagner ma vie. Et c'est quand même ça, le plus important. Ma collection, c'est du bonus ! » La Région wallonne lui a d'ailleurs octroyé une bourse de pré-activité pour la lancer. Si aujourd'hui, elle n'est disponible que dans un seul magasin, Chrysalide, la couturière compte bien la diffuser plus largement à l'avenir.
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