Le patron de la société Frigor Express basée à Audenarde, était enthousiaste jeudi soir : « C'est la première fois dans ma vie d'entrepreneur que j'ai affaire à un tel accueil. Si j'avais su cela il y a deux ans, peut-être que j'aurais transféré la totalité de mon entreprise à Péruwelz », s'exclame M. Desmet. Spécialisée dans le transport frigorifique, cette entreprise est une des sept sociétés à avoir décidé d'implanter totalement ou partiellement ses activités sur la nouvelle zone économique Champ Lionne, à l'entrée de la ville, le long de la rue Neuve Chaussée. « Je réalise 90 % de mon chiffre d'affaires dans le sud de la France, et cette région est stratégique pour mon développement futur » . Ainsi s'exprimait-il à l'issue d'une réunion de travail rassemblant les futurs investisseurs péruwelziens et l'ensemble des interlocuteurs en matière économique : la ville de Péruwelz, le service de développement économique, l'intercommunale Ideta, la Maison de l'emploi, le Forem, le CHOQ, le service des travaux, le cabinet du bourgmestre, les services techniques de la Région wallonne, le service d'insertion du CPAS, etc. « La démarche entre dans le cadre de notre action "Mobilisation pour l'emploi" lancée pour aiguiller les entreprises vers les bons interlocuteurs lorsqu'elles rencontrent un problème, ont besoin de renseignements, veulent engager du personnel... », insiste l'échevin Paul de Bom. « Ici, nous anticipons l'installation de ces entreprises sur notre territoire, avant le début de la construction de leurs bâtiments, pour les accompagner et les conforter dans leurs choix ».Un climat de confiance « Vendre des parcelles industrielles n'est pas la partie la plus difficile ; l'important est que les investisseurs se sentent bien sur leur nouveau territoire et soient en confiance », embraient Antoine Vanneste et Franz Bourgueil. Les deux représentants d'Ideta confirment le succès de la zone Champ Lionne : les six hectares ont quasiment tous trouvé acquéreurs. « Sans la crise, la zone serait déjà complète », assurent-ils. On parle de quelque 140 emplois créés sur la zone. 150 à 170 minimum à terme. « Sur six hectares, le ratio du nombre d'emplois par rapport aux hectares occupés est extrêmement intéressant ». À Péruwelz on aimerait que tous ces nouveaux emplois soient occupés par des gens du coin. « À nous de créer des circuits courts entre l'offre et la demande », insiste M. Hellendorf (Forem Conseil). Paul de Bom prend la balle au bond : « À chaque investisseur, nous avons remis un questionnaire qui, une fois rempli, devrait nous aider à trouver les compétences locales voire cibler des possibilités de formation. C'est un autre pari à gagner ».