Les Langues de vipères pouvaient difficilement mieux coller à l'actualité carnavalesque et au thème 2009, en mettant « en boîte » responsables politiques, hommes et femmes publics ou qui ont fait l'actualité dans leur domaine, commerçants, institutions tournaisiennes... Comme chaque année depuis treize ans, ce « Groupe de terrorimes extrêmement local » (quelque part en Wallonie francophono-picardo-scaldéenne aime-t-il préciser) a affiché le fruit de ses cogitations : quelque deux cents phrases très taquines, parfois délicieusement irrévérencieuses dans le plus pur style carnavalesque.

Un (b)effroi

L'actualité tournaisienne récente a offert une riche matière première. Pas plus tard qu'il y a quelques jours, notre journal faisait remarquer que des cloches du beffroi croupissaient dans un entrepôt communal. Avec les LDV, ça donne ceci : « El' bieffreo, y a eine séquoi qui cloche » ; « Perdre ses cloches, ça jette un (be)ffroi » ; ou « Sans cloches, les carillonneurs feront le piqué de greef ».

La crise boursière et financière a beaucoup inspiré les Langues de vipères, comme le personnel de plusieurs banques ont pu s'en apercevoir hier matin : « Nouveau ! Le carnet de dépôt de bilan » ; « Fortis-Immo : vire, tu oses ! » ; « Les taux se resserrent » ; « C'est Fortiche ! » Pour rappel, une personne avait usurpé en 2008 l'identité de Christian Massy sur Facebook : « Christian Massy eune biele grimace, qu'elle fait s'bouque ! » ; « C'est un fac (Ma)simile » .

"Et squelette-ravaux avancent?"

À propos de l'élection du nouveau président du Cabaret wallon tournaisien : « Certains sont verts Derache » ; « Quand est-ce qu'on organiste un débat ? » ; « Election : la voix Desmet » ; « Les clans sont tournaisiennes (air connu) » ; « Braekelaere : il est toujours sot s'il y a liste » ; « Elections : Vandenbroucke est resté sans voix ».L'affaire de l'ossuaire, l'été passé, au cimetière du nord, est affichée au service des travaux : « Et squelette-ravaux avancent ? » ; « Cimetière : dégâts, des os ! » ; « Un os s'est fait (le) mur ! » ; « Cimetière : c'est pas piqué des vers » ; « Jamais trottoir pour bien faire ». Les plantes et fleurs disparues au service des plantations : « Bulbes Fiction (film connu) » ; « Fleurs : le gang des pose-tiges » ; « Les fleurs étaient mal Coupez » ; « Fleurs : l'important, c'est la rose » ; « Employés de haute vol-tige ». La polémique au sujet de la Tour Michelin n'a bien sûr pas été oubliée : « Avec cette forme, normal que le projet capote » ; « 4 étoiles au Michelin » ; « L'architecte fait ce qu'il pneu ». Des commerces ont fait les frais de l'affichage. Comme le sex-shop de la rue Saint-Martin : « C'est là qu'on fesse ». La poissonnerie du quai au Marché aux Poissons : « On affiche le mercredi des sandres ! » . Au Roy Childeric, local du MR : « A Tournai, c'est la MR tume ». Une maison de repos : « L'impotent, c'est l'arthrose... (air connu) ». Le Tour de France passera-t-il par Tournai ? « Avec le soutien de Benoît d'Orchies ! »

. À l'évêché : « Ils s'entendent comme chiens et chats-noines ». Au Collège Notre-Dame : « Bâtiment de style RockauCo ». Au CHOQ, Espace Wallonie Picarde : « Bientôt les WAPIculteurs ? ». Exercice de style au domicile de Bruno Coppens : « LDV, une caste à strophes ? »