Les riverains du site de l'ancienne décharge Tudor, au centre de Hamme-Mille, peuvent être rassurés. La SPAQuE (Société publique d'aide à la qualité de l'environnement) a rendu des conclusions très rassurantes. Lors de la séance du conseil communal, Philippe Scauflaire et Charlotte Lenoir, de la SPAQuE, ont présenté à l'aide d'une projection vidéo les différents éléments du dossier. Le public a été visiblement convaincu par la qualité de la présentation et le sérieux de l'investigation. Deux tranchées de 40 mètres de longueur et de trois mètres de profondeur ont été réalisées.
Fouilles plutôt rassurantes
« L'historique du site nous a permis de retracer les éléments qui indiquent que c'est dans la partie nord du site que ladite pollution aurait été établie », indique Charlotte Lenoir. Des coques de batteries concassées en bakélite sur une couche de 20 à 50 cm ont été trouvées dans le remblai. Cette couche se situe à une profondeur située entre 40 et 190 cm et est composée en outre de briquaillons, tarmac et autres plaques de béton. « Toutefois rien ne permet d'établir que ces coques ont un jour été remplies d'un quelconque acide », souligne Philippe Scauflaire.
Onze fouilles ont été réalisées à coup de pelle mécanique. Quatre piézomètres ont été placés. Cet appareil permet depuis la surface d'accéder à l'eau d'une nappe phréatique afin de réaliser des prélèvements. Des prélèvements d'eau en surface et des mesures de gaz ont également été réalisés.
La qualité de l'eau est saine
La voie est libre pour le projet d'Equilis Pour la SPAQuE, le constat est sans équivoque :
« Ce site n'est pas une priorité d'action pour nous. Il n'y a aucun impact sur la qualité des eaux souterraines, ni sur les eaux en surface. Aucune production de gaz n'a par ailleurs été constatée.» Si les riverains peuvent dormir tranquille, c'est aussi une fameuse épine hors du pied pour la société Equilis (filiale du groupe Mestdagh). Toutefois, la SPAQuE indique dans son rapport que tout projet de ré-affectation devra faire l'objet d'investigations complémentaires.
Il faut également savoir que les coques de batterie ne pouvaient être mises en décharge pour déchets inertes mais bien dans une zone pour déchets non dangereux. Le pouvoir de la SPAQuE est cependant limité et aucune imposition ne peut être requise auprès du propriétaire du bien.
Le bourgmestre Marc Deconinck est néanmoins confiant sur le fait que le dossier sera géré en bon père de famille par le promoteur et que les choses seront faites dans les règles pour apaiser définitivement les esprits.